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Tome sixième.
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NÉCESSITE DETAIRE LA.guerre enLstacne»

311 MEMOIRES

chemin, c’est le pastàge qu’il veut qu’on lui ouvre pour retour-ner avec nous. Phocilide est véritable:

La force a moins de pouvoirSur un grand cœur , que le devoir.

Le sieur Defdiguicres nous montre aster , que la perfectiondes plus louables desseins , consiste en la feule volonté de leseffectuer, & en la recherche de i’exécution : c’est lui, qui , parune incroïable charité , fait voir les armes Françoifes au seinde TItalie , au cœur du Piedmont, delà les Alpes , que jadisles Rois de France n’ofoient paffer qu’avec une caravane demilliers d’hommes. Chacun fait que le Duc de Savoie est leplus grand Prince de l’Europe , ( jc dis de ceux qui ne fontpoint Rois). En outre , il est gendre du Centimane Espagnol,qui postede plus de Roïaumes , que le Soleil n’a de raïons , plusde Provinces que le Ciel n’a de mouvemens généraux &C parti-culier , plus d’hommes qu’il n’y a de table en Áulone ou en Cy-rene, plus de trésors, qu’il n’y a de mines au Pérou, plus decommandement fur les siens , qu’il n’y a de mépris en la Fran-ce, &( pour achever) plus de bonheur, qu’il n’y a de mifereen notre juste punition : &í toutesfois aucun ne peut ignorer,que ledit sieur Defdiguicres ne lui ait tant Sc tant de fois faitperdre la tramontane en la pleine mer de ses espérances , queson principal recours a toujours été en la retraite , qu’un plusgrossier que moi appellcroit fuite. Nos Temples ne font au-jourd’hui glorieux que de la prise de ses Enseignes òí Etendants,de qui la muette apparence nous semble convier à poursuivre ,ne laister rien à éprouver , qui nous dérobe l’occasion que leCiel & le temps nous destinent. Scra-t-il dit qu’un simple Gen-tilhomme de Dauphine ait aster de courage Lc de valeur , pourenter ses trophées fur le Pô son tributaire, que notre Prin-ce , Ion Prince , & le reste de la Nobleste de France, qui estTunique ornement de la parfaite Chevalerie, ne soit pas capa-ble de triompher furie Tage, d’y arroser.nos fleurs de lys , lesfaire odorer & adorer aux Espagnols , qui les flétrissent main-tenant avec plus de honte que de dommage , fie plus de dom-mage que de représailles;? J’appelle Dieu &; les hommes à té-moins de ce que je dis jamais le Roi nc fera entierement ché-ri & obéi de fes Sujets, qu’il ne soit craint &’ redouté des Etran-gers. Jamais les Factions étrangères ne pçurront etre^ assoupies

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