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Tome sixième.
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Zl6

MEMOIRES

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Nécessité v»

Ï A I R E LA

guerre enEspagne»

Le trésor AmériquainEt le tribut AsriquainQue le Portugais retire,

Les François enrichira »

Et le Midi jouira

D’un bien qui ne se peut dire.

Ricca Casa est fauteur de cet Oracle, c’est-à-dire , le truche-ment : car je crois que le Saint Esprit l’a dicté en la bouche dece Piémontois qui est tenu pour homme de bien. II a fait unesi grande peur au Duc de Savoie fur quelque affaire d'impor-tance , que ce Prince est aujourd’hui en un perpétuel soupçon,duquel il ne se tirera jamais , que par la recherche de l'amitiédu Roi qui ( après Dieu ) sera le marteau des bonnes ou mauvai-ses destinées de cedit Prince , qui s’est allié de tous malheursen l’alliancc qu’il a faite avec le Roi d’Espagne , duquel il estesclave en effet, gendre à dessein , ennemi de volonté, Lc par-tisan de contrainte. Je le vois déja qui se dispose à nous venirtrouver, pour avoir raison de son beaupere qui lui a fait unepromesse de la Duché de Milan , mais le terme doit échoir auxCalendes Grecques , ou bien Pinvestiture se fera en tableau,si la France ne lui sert de Commissaire pour le mettre en pos-session. Je n’ai pas voulu discourir comme feroit un Charlatande la Rote , de l’assistance que nous aurons de l’Arigleterre,del’Ecosse , de la Flandre , qui nous tend les bras > de la Flan-dre, dis-je , qui est paralytique , 6c ne peut recevoir guérison,si elle n’est portée sur nos épaules jusques dans la Piscine , poury recouvrer ses forces amorties 6c fa premiere vigueur. Nousavons déja vaincu, il ne faut plus qu’avouer la défaite , ménager .bien la victoire , faire le partage du butin , mettre les Prison-niers à rançon , 6c de rançon en liberté. Le dessein 6c fesser setouchent, il ne faut plus que voir f héritage , les anciens posses-seurs le nous quittent, 1a juste appréhension du Roi Philippele confirme , ía Noblesse nous en donne le brevet, son PeuplePautorise, le Clergé y apporte sa bénédiction , 6c les Esclavesf qui font un nombre infini) leurs plus dévotes prières : car ilssavent que les François ne tiennent personne en servitude. L’Al-lemagne , qui depuis quarante ans en çà, tient fa liberté de íaFrance , 6c son intérim de nos armes , ne mettra pas en oublicette charité ; attendu même que la Maison d’Autriche ne lui