Band 
Tome sixième.
Seite
337
JPEG-Download
 

DE LA LIGUE.

337

tiíian. De clam. 340. en ces mots: Fortajse etiam natus efl ingé-niais , fòrtajjè rapto ex aliquo littore prétextant fortuna rcddidit ;& Senequc en la 2. contro v.erfe. Cafìam te pu tas , quiainvijameretrix nuda in littore jletit adfaflidium emptoris omnes partescorporis & itifpeBcz & contreclatœfunt. Quant aux habits des Pail-lardes,distincts d’avec ceux des femmes honnêtes , les Livres desJurisconsultes en font remplis Item apudLabeonem %.Jiquis.de injur. I. mimez. C. de Eptfcop. aud. Et Saint Jerôme a remar-qué que leurs cheveux erant suivi , Hieron. in fìelvidium. Tertu-lian. hb. de cultu , leurs robes pareillement étoient plus courtesque les autres , Sc de couleurs diverses , afin qu’eîlcs pustêntêtre reconnues, ainsi qu’entre les Athéniens, au rapport deSuidas ; Sc entre les Lacedemoniens , au dire de Clement Ale-xandrin.Nous voïons en outre,que l’on mettoit fur elles de grandsimpôts, qui étoient comme une peine de leur impudicité. Ce

3 ui fut pratiqué par l’Empereur Caligula , depuis ôté par Alexan-re Severe. La liberté de faire testament leur fut pareillementretranchée fous Domitien. Et quand elles s’adonnoicnt à cettehonteuse vie, elles étoient contraintes de changer leur nom,de peur que toute la famille Sc alliance n’en remportât leblâme. L’antiquité nous témoigne une chose bien plus hon-teuse, à savoir, qu’elles portoient à leur front leur nom écrit,ensemble le prix auquel elles s’abandonnoient. Et tant s’enfaut que la liberté fût si grande, comme ce méchant la veutdépeindre , il n’étoit pas loisible à toutes femmes , je ne dis pasde fréquenter les bordeaux, mais de mener vie déshonnête Sc im-pudique. íl falîoit, avant de s’en entremettre , qu’elles si fientenregistrer leur nom devant les Ediles, Sc déclarassent la pro-fession d’impudicité qu’elles vouloient suivre. Et certainementces lieux étoient tant odieux , tant détestés des femmes pu-diques Sc chastes , que quand les tyrans les desiroient punir d’unsupplice plus cruel que la mort, ils les condamnoient de palierleur vie au bordeau, comme nous voïons l’exemple remarqua-ble d’une femme Chrétienne, dans Abdias Babylonicus, aupremier livre,Sc depuis en Ste. Agnes Sc plusieurs autres. D. Am -bro. serm. yc. Or que les bordeaux aient été tolérés par les Païens,non-feulement en lieux publics , mais depuis en maisons parti-culières , les Jurisconsultes le témoignent, /. Ancillarum parag.fin.ff. de petit, hered. Mais la Religion Chrétienne ne les a ja-mais avoués. C’est pourquoi Saint Jerôme écrivant à Océan us,difoit qu’il y avoit grande différence entre les Loix de Dieu ScTome VI. V v

» W-

Conversion

I> E PlERRgCahier.