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-Conversiond e PierreCahier.
zz6 MEMOIRES
ains d’un adultéré ; £c Jesus-Christ , non tant pour excuser lcvice , que pour toucher au doigt la mauvaise vie des Juifs , leurdit : que lc plus net d’entr’cux jettât la premierre. 11 se voitdonc clairement combien est maudite êc méchante la doctrinede cet Apostat, en ce qu’il dit que la simple fornication n’estpas vice. Ce qui enfuit en son discours , combien mérite-t-ilde bourreaux, de tortures, de gibets? L’homme, dit-il, haittoujours celle avec laquelle premierement il a eu affaire. D’ouprocede cette doctrine, sinon du Diable? d’une ame enivréeaux délices, nourrie en l’école de Sardanapale 6c d'Are tin ,voire des plus abominables 8c abandonnés. A quoi peut-elletendre , sinon à détourner les esprits de la jeuneíTe, 8c faire queceux qui devroient réserver leurs appétits , leurs corps 8c leursesprits entiers à l’cspérance d’unc couche conjugale , s’aban-donnent auparavant, 8c perdent l’honneur 8c vigueur de leurjeunesse? De cette doctrine maudite 8c méchante , est sortie larésolution qu’il prend , sur le rétablissement des bordeaux. Pourà quoi parvenir, il se sert de l’excmple de quelques Républiquesqui les ont tolérés, Lc de l’autorité de Saint Augustin , qui dit,que si les bordeaux font ôtés, tout le monde fera rempli depaillardise. Mais cette vilainie Lc ordure publique aïant étééteinte Lc abolie par nos Loix ; la vouloir faire revivre , qu’cst-ce autre chose qu’accuser la.sincérité, la pudeur, la piété denos Pcres ? A la vérité plusieurs Républiques ont toléré les bor-deaux , mais destituées de la crainte de Dieu. La ReligionChrétienne, guidée par des réglés plus véritables 6c certaines,a rejetté tels lieux comme abominables, Lc introduits à la ruineLc perte des âmes. Que dis-je , les Chrétiens , les Païens mêmesont bien montré, qu’ils ne les recevoient que par une simpletolérance ; en ce qu’ils ont voulu les femmes abandonnées àtelles cupidités , être distinguées d’avec les autres par le lieude leur demeure Lc par l’habit. Car entre les Romains, telslieux destinés pour le plaisir étoient hors la Ville , afin que lacompagnie Lc fréquentation des femmes adonnées à ce vice,ne corrompît comme par une contagion la vie des femmes sa-ges Lc pudiques ; qui est la raison pour laquelle le Temple deVenus fut bâti hors de la Ville, ut non infuesçeret in urbe ado-lescentifus feu matribus familiarum venerea libido , ce dit Vi-truve, lib. i. de archit. cap. ultim. Et ont été tels lieux entrenous appellés Bordeaux , à cause de leur situation ordinaire,qui étoit le long de la riviere, comme l’on recueille de Quin-
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