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grand désir que de participer en toutes choses à I’union St focié- 1596.té de PEglisc Catholique , Apostolique St Romaine , St à notre editduRoiréconciliation avec notre Saint Pere le Pape St le Saint Siégé,comme chacun a pu connoître par nos actions , St les continuel-les poursuites St recherches que nous en avons faites. Lesquel-les auroient été tellement traversées par les ruses ordinaires denos ennemis St leur puiílance à Rome , que si notre constance& la raison n’eustènt ému St fortifié la vertu St bonté singu-lière de notredit Saint Pere ( lequel, comme pere commun Stvrai succeílèur St imitateur de Saint Pierre , n’a eu égard qu’auseul bien de la Religion Chrétienne ) nous n’eussions jamaisacquis le bonheur de fa sainte bénédiction , ni de notrediteréconciliation par nous tant delìrée pour sentier repos de notreame , St la satisfaction plus grande des consciences de nosditsSujets, émus du seul zele de la Religion. E11 quoi, comme nousavons très grande occasion de louer Dieu , St magnifier auísil’équanimité de Sa Sainteté, pour avoir par fa prudence St bontéconfondu l’audace St meníonge de nosdits ennemis, nous nesavons pas moindre d’admirer la providence divine, en ce qu’illui a plu faire que le chemin de notre salut ait aussi été celuiqui a été le plus propre pour gagner St affermir les cœurs denosdits Sujets , St les attirer à nous reconnoître St obéir , com-me il s’est vu bientôt après notre réunion en l’Eglisc, St tou-jours depuis continué. Mais ce bon œuvre n’eut été parfait,ni la paix entiere , si notre très cher St très amé cousin , leDuc de Mayenne, Chef de son Parti, n’eut suivi le mêmechemin , comme il s’est résolu de faire , si-tôt qu’il a vu quenotredit S. Pereavoit approuvé notredite réunion. Ce qui nousa mieux fait sentir qu’auparavant le but de ses actions; recevoirSt prendre en bonne part ce qu’il nous a remontré du zele qu’ila eu à la Religion ; louer St estimer l’affection qu’il a montréeà conserver le Roïaume en son entier. Duquelil n’a fait , nisouffert le démembrement , lorsque la prospérité de ses affairessembloit lui en donner quelque moïen : comme il n’a fait encoredepuis, quêtant affoibli il a mieux aimé se jetter entre nos bras,
St nous rendre l’obéistance que Dieu , nature St les loix luicommandent, que de s’attacher à d’autres remedes, qui pou-voient encore faire durer la guerre longuement , au grand dom-mage de nos Sujets. Ce qui nous a fait désirer de reconnoîtrefa bonne volonté , l’aimer St traiter à l’avenir comme notrebon parent St fidele Sujet. Et afin que lui St tous les Catho-