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voulant accorder la lumière avec les ténèbres, Christ avec Be- 7 $ 96.jial , Se ainsi justifier tous les carnages Se massacres qu’on a faitsde tant de Martyrs, lesquels cuíîent été de grands fols , s’ils se n 0 ^. RCHE ° Efussent laissés ainsi martyriser , cette maxime aïant lieu : Que laPapauté se peut accorder avec la Religion Réformée. L’effetmontrera quelque jour , 6c le montre déja par trop , que com-me anciennement les vrais 6c bons Hébreux n’avoient point deplus grands ennemis que les Samaritains, lesquels, ainsi qu’é-crit Joseph , à la fin du onzième livre des Antiquités Judaï-ques , se tournoient à tous vents , 6c sc disoient frétés 6c cousinsdes Juifs , quand le Peuple Judaïque avoit du bon ; si la chancetournoit, ne les reconnoissoient plus. Ainsi ces moïenneurs , quin’ont point lame droite , ains menés de légèreté , ambition ,dédain de la simplicité ou discipline des Eglises Réformées,ne font que brouillons, Sc couvent,fous leur prétendue concorde,un Athéisme , digne de ía corde , voulant ébranler les cons-ciences , Sc révoquer en doute ce qui a été maintenu , 6c parla parole de Dieu 6c jusqu’au feu , véritable 6c bien fondé , 6csont gens qui voudroient, aux dépens des deux Partis, bâtir unenouvelle Ligue , 6c fous ce prétexté, comme mal contens, sevenger des uns 6c des autres.
Mais, je vous prie, quel accord 6c modération pourroit-onattendre d u Pape , lequel ce tant dévot Empereur Sigismond ,
6c ces personnages de grand renom , Pierre de Alliaco , Car-dinal de Cambrai, Gerson Sc antres , quelques remontrancesqu’iîs en fissent , ( lesquelles font imprimées ) ne purentonques obtenir , aussi peu que jadis Saint Bernard , du PapeInnocent Sc d’Eugene, la réformation du Clergé. Ce grand Scvictorieux Empereur , Charles V, par toutes ses remontrances,ne put gagner ce point fur le Pape , pour pacifier lAllemagne ,qu’on accordât aux Allemands la Communion fous les deuxespaces , le mariage des Prêtres Sc l'Ossee ou Service qu’ils ap-pellent, en langue vulgaire (1 ). Que dirai-je de l'Eglise Galli-cane Sc de laSorbonne, qui n’ont pu jamais ranger les Papesà ce point, qu’ils se reconnussent être inférieurs aux Conciles,
Sc qu’ils les voulussent maintenir en leurs anciens privilèges ? Quedirai-je, que les Rois de France , par tous leurs plus illus-tres Sc révérends Ambassadeurs, n’ont pu tant faire que lesPapes relâchassent quelque chose de leurs rigueurs , voire de
(> ) Tan- d'Ecrivains ont réfuté ces prétentions des nouveaux Hérétiques, qu’il seroitinutile de s’y arrêter ici.