DE LA LIGUE.
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Chapitre IV.
Réponse à quelques objections fur cette matière.
O R combien que ce qui a été traité ci-destùs, étant bienconsidéré, peut fournir de réponíe à beaucoup d’objections,Sc que mon deílein n’cst pas de m’étendre fur ce propos biena u long ( ce qui ne servi roi t que de redite , après tant de beauxSc amples traités , qui en ont été composés), si veux-)e bienéplucher 3 c mettre en avant quelques-unes de leurs répliques ouobjections ; je dis de ceux , qui faisant la chatemite , Sc en ef-fet, suppôts de la marmite, ou prétendant de s’y engraiflèr ,recherchent des déguifemcns de la vérité pour éblouir les sim-ples ou donner quelque lustre à leur mercerie. Ces bonnes genspensent bien faire les sins , quand étant fort chiches Sc écharsde bonnes définitions, ils font larges Sc prodigues des louan-ges de l’Eglife Catholique, qui a eu pour Maîtres- Maçons, lesApôtres, qui a été, comme parle Saint Cyprian , rouge dusang de tant de Martyrs, Sc toute blanche en bonnes œuvres.Mais ils pensent les hommes être si bêtes, qu'ils ne voient pointque ces louanges - là comptent aujourd’hui autant à l’Eglife Pa-pale ,, que la Cohue , en laquelle > du temps de la Ligue Es-pagnole , présidoit le Clerc à Paris, étoit digne d’être appel-îée une Cour de Parlement, & Thaïs une Lucrèce.
S’il faut parler de la vraie Eglise Catholique Sc Apostoli-que , nous ferons les premiers qui en voudrons toujours parleravec tout honneur, Sc en parler tellement, que ce soit fansblafonner Sc ravaler l’Ecriture, comme font ces bons suppôtsà toutes heures , aïant cela de commun avec les Hérétiquesanciens , ainsi qu’on voit, par ce qu’écrit Irénée , en diversendroits, Lib. 3. cap. 11. & lib. 5. cap. 1. Et cependant c’eífclà , où nous renvoie Jefus-Christ , où nous renvoient les Apô-tres , où nous renvoient les anciens Peres , quand il faut jugerdu vrai troupeau. Voilà Jefus-Christ qui dit : que fes brebisoient fa voix, Jean. 10. Que par cela fe reconnoîtront fes Dis-ciples 3 c bons amis , si on garde Sc tient ce qu’il a commandé*Jean. 15. Je n’ai rien caché , (dit Saint Paul aux anciens d'E-phefe, Act. 20.) des choses qui vous étoient utiles., testifiant „tant aux Juifs qu’aux Grecs , la repentance qui est envers Dieu *Sc la foi en notre Seigneur Jésus. Saint Paul écrivant aux Co~
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L’Arcke d sNoí.