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L’Arche deNoí.
4 oo MEMOIRES
rinthiens, chap. 15.de lai. Epître, dit qu’ils font sauvés, SCpar conséquent le Peuple de Dieu, par 1 ’Èvangile , auqucl ilsont cru, Sc qui leur a été annoncé par Saint Paul, selon qu’iiavoit reçu du Seigneur. Ecrivant aux Galatcs, chap. 1. il crietout haut, que quand , je ne dis point un Prélat, ou quelqueprétendu Vicaire de Christ,mais un Ange même du Ciel, évan-geliseroit autrement qu’il n’avoit évangelisé , qu’il le réputoitmaudit. Les Theslaloniciens font infiniment loués Sc réputésPeuple élu de Dieu , Sc vraie Eglise , parcequ’ils avoient re-çu la prédication de l’Evangile avec joie d’esprit & grande allé-gresse. Au deuxieme chapitre de l’Epìtre aux Ephéíîens , il dé-finit les Domestiques de Dieu Sc la vraie Eglise; ceux qui sontédifiés fur cette maîtresse pierre du coin , Jefîis-Christ, qui estle fondement que les Prophètes Sc Apôtres ont montré. Toutde même, dit S. Pierre, 1. Ep. chap. 2. que l’Eglise , c'est cePeuple élu, fondé sur la pierre vive , qui est Christ, pour of-frir sacrifices spirituels agréables à Dieu, par Jesus-Christ. Iré-née, au deuxieme Sc troisième chapitre dc son premier livre,parlant de l’Eglife Universelle dispersée par tout le monde, mon-tre que son consentement, accord Sc fondement étoit en lacréance quelle avoit reçue des Apôtres , fans y rien changerou diminuer.
Tertullien dit, De prescription, que les Hérétiques, voire-ment gazouillent Sc brouillent beaucoup, n’ont autre but,que de contredire à la vérité ; mais que c’est assez de prouverque notre créance est conforme à la Doctrine des Apôtres;dont s’ensuit nécessairement que la leur est fausse, Sc donnequant Sc quant cette belle réglé : qu’il ne faut pas assujétir l’é-preuve de la Foi aux personnes, mais juger des personnes se-lon la Foi Sc vraie créance. Saint Augustin , en son Epît. 1 66,dit tout rondement : ( nous avons appris Christ, & avons apprisl’Eglise par les Ecritures). Et en son Traité de l’Uni té de l’E-glise : chap. 3. & 4. ( Ne mettons point en avant ces maniéréscie parler , dit-il ; je dis ceci , je dis cela: mais oïons ce que ditle Seigneur. Nous avons de partêc d’autre les livres de la sainteEcriture. Cherchons-là l’Eglise, là débattons notre cause ). S.Jean-Chrysostome écrit, Homil. 49. in Matth. qu’anciennementon reconnoiísoit l’Eglise par ses mœurs ; mais que les Chrétiensétant devenus pires que les Païens, on ne la peut reconnoîtreque par les Ecritures.
Que dirons-nous donc de ces bons suppôts, lesquels ne
pensent