1596.
I.’.iRCHE DE
Noi
414 MEMOIRES
on célébroit Encania ; c’est-à-dire fête 6c solemnité de joie ,pour le renouvellement de rEglisc. De telles rénovations pcut-on dire ce que dit Jérémic, ( Larnent. 3. ) c’est la bonté gra-tuite de l’Eternel, que nous n’avons point été consumés, d’au-tant que ses compallions ne font point défaillies. Elles se re-nouvellent par chacun matin. C’est chose grande que ta fidé-lité. Ainíì écrit cet ancien Martyr Saint Cyprian ( Lib. 4.Epijl. 4. ) Persécutions aviennent à l’Egliseà cause de nos pé-chés , 6e pour éprouver notre foi ; 6c auíîi qu’il plaît à Dieufaire connoître , comment il a accoutumé d’une façon admi-rable renouvelles son Eglise , ainsi qu’après longues pluies ilenvoie le beau temps. Voilà quant à la nouvelleté.
Or, ce qu’on reproche en second lieu , que nos Eglises nefont que de petits conventicules , qui n’ont point d’apparencevisible, 6c que nous forgeons des idées d’Eglise, 6e commeécrit sauteur des trois Vérités , que la multitude numcreusc estde l’estencc de l’Eglise, 6e qu’il n’y a rien plus contraire à l’E-glife , que pan cité , ôc être resterrée en quelque coin du Monde.Ledit Auteur avec ses Adhérans ne sauroit mieux montrer sonimpertinence. Car pretnicrement, lui-même parlant de la Courde Rome , se mocquc de Sa Majesté pompeuse, 6c plus quemondaine. Et puis , encore que l’Eglise universelle , à la pren-dre entiere , comme elle est dès fa jeunesse jusqu’à la fin ,est numereuse , comprenant tout le nombre des élus de Dieusi est-ce que cela n’estpasdeson essence, d’être toujours fortapparente 6c populeuse, témoin l’article de notre soi : Quenous croïons i’Eglií'e , soit qu’eile soit apparente 6C fioriísan-te , soit qu’elle n’ait pas grand montre en terre, comme dutemps d’Elic , qu’il pensoit être seul ; du temps de la mort 6cpaillon de Christ , 6c peu après qu’elle étoit resterrée en deschambres : 6c du temps de Dioclétian , Maximin êc autres ,qu’elle étoit éparse par les Bois , ou enserrée en des cavernes.Voire , tant s’en faut, que la grande multitude soit une marqueestcntielle de l’Egliíe, que notre Seigneur l’appelle petit trou-peau , 6c dit qu’il y a peu d’élus , ( Luc n. Matth. 11.)Item , nous exhorte de n’aller point par la porte 6C voie lar-ge , 6c promet que, où deux ou trois seront assemblés en sonnom, il sera au miiieu d’eux , ( Matth. 7. Matth. 1S ; & saintPaul. 1. Cor. 1. ) Mes Freres, vous voïcz votre vocation, quevous n’êtes pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoupde forts , ni beaucoup de nobles. Et cet ancien Docteur Ai>