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Plaintesdis EglisesK i'íOB.Mt’ES.
43(3 MEMOIRES
moïeti dc les surprendre assemblés à Vitry-lc-Brulc , pour jouirpuis tout à Taise dc la Ville , qui ne sauroic sc défendre , li unefois cette troupe en étoit à dire, parcequ’clle fait le plus grandnombre des Habitans. Et toutesfois jamais le Conseil "de SaMajesté n’a voulu y avoir égard. Ceux de Limoges, qui s’envont à quatre grandes lieues, en passant par les Villes d’Aize ScSolognac , qui font fur le chemin , éprouvent toutes sortes d'in-dignités, des paroles outrageuses, de la boue , des pierres ; Sc stau bout de tout cela , on leur ôte les bateaux des rivières qui11c peuvent sc palier à gué. Aux Pâques désarmée passée , com-bien peu s’cn fallut-il qu’on ne vît un nouveau massacre à Tours,,comme on revenoit d’une lieue de-là , où on a la liberté dc s’assembler ? II en fut trouvé qui se vantoient d’aiguiser leurs cou-teaux ; Sc le Peuple en foule disoit mille vilainies le long duFauxbourg de la Riche. A Chinon auíst , quelques jours aupara-vant, le peu qu’il y en a revenant de l’Iíle-Bouchard , íe viefans y penser assailli au Fauxbourg Saint Jacques à grands coupsde pierres; Sc st leur modeste patience n’eut servi d’eau au feud’une telle émeute , sans doute on eût bien passe plus outre.En Normandie , le sieur de Bordage s’acheminant à Pontorson,.environ le mois de Juillet dernier , pour présenter au Baptêmeun enfant du sieur dc Mongommeri , trouva les Paroisses furson chemin toutes en armes, se disant avoir commandement dcla Cour de Parlement de ne laisser passer aucun qui allât de Vi-tré , ou du Bordage à Pontorson. Le sieur de Bordage, quin’avoit à fi suite plus de sept ou huit chevaux , rebrousse che-min ; puis prenant nouvel avis , trouve enfin moïen de passerSc se rendre à l’asfignation : dont irritées ces Paroisses , se ra-ma sien t jusqu’au nombre dc deux ou trois mille hommes , pourse ruer fur lui au retour ; pour la sûreté duquel, le sieur de Mon-gommeri l’accompagna avec partie de sa garnison. Les pre-mières troupes les laissèrent passer : mais engagés qu’ils furent,on les chargea à belles arquebusades , dont furent tués deuxSoldats de la troupe : ce qui fit qu’on se mit en défense : maissi ne pouvoit-il leur avenir que mal , fans la garnison de Vi-tré qui survint tout à props. A Saint Etienne de Furan , pe-tite Ville en Forés , ceux qui étoient allés à A-nonai pour laCene , en nombre de cent ou environ , tant hommes que fem-mes Sc jeunes enfans, arrivant le lendemain de Pâques de Tan-née passée à Tcntrée du Fauxbourg , tous chargés de nege Scharasses du chemin , qui n’est moindre d’une journée , furent