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Plaintesces Eglisesju'eorme’es.
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dis , qu’ils n’aient hardiment continué en la Foi, que leursaïeux , & de si long-temps ( puisqu’entre nos adversaires Iclong-temps emporte tant , en matière de Religion ) leur ontlaistëe comme pour leur héritage plus précieux, aujourd’hui laperdent si légèrement?
Par les articles de la treve accordée entre le feu Roi & SaMajesté , pour lors Roi de Navarre , notre protecteur , aprèsla mort du Duc de Guise , sous le bénéfice desquels nous vi-vons encore , puisqu’ils n’ont été, ni dédits pour nous jetteren guerre ouverte , ni suivis d’aucun Edit de pacification ,comme il avoir été promis ; par ces articles donc , il étoit por-té , qu’à la Cour <k. aux armées, il nous seroit permis de fairetout exercice de notre Religion ; nous en avons auííî jouiquel-
â ue temps , combien qu’avec peine ; mais depuis on nous en au tout forclos : & ce qui est de plus fâcheux , vivant & ré-gnant celui qui nous conduisoit pour l’obtenir , que nous assis-tions pour le faire considérable , afin de l’obtenir. Aujourd’huidonc il ne nouj est rien permis en Cour , ès armées , non plusqu’ès Villes d’oìz la Ligue nous a bannis. Témoin ce qui esttout fraîchement avenu à Rouen , au grand mépris de Mada-me, mais bien du Roi même. Madame y étant venue , fait prê-cher, c’est à-dire , continuer ce qu’elle faisoit dans Paris, au vu&: su de tout le monde , en l’absence même du Roi, son frere ,beaucoup plus ailleurs , beaucoup plus en la présence de S. M.
3 ui ne sauroit ni aimer, ni gratifier, celle qui a cet honneur'être sortie d’un même ventre, puisqu’elle montre si bon visageà ses plus fiers ennemis. Le Légat arrivé là-desius , entend cetteliberté, s’cn fâche, s’cn plaint : & ses fâcheries, ses plaintescurent tant de pouvoir en Cour , qu’il n’eut point plutôt ou-vert la bouche , qu’on vient à contraindre Madame de sortirhors de Rouen , faire la Cene de Noël dernier. Si bien que lavoilà aux champs, elle sœur unique du Roi, tandis que cetEtranger, cet Envoie de la part de ce Siégé, qui a tant apportéaux efforts qui ont été faits pour la ruine de la France, a tousses aises à couvert. Sont-ce ces présages qui nous puistent fairecroire qu’il soit venu pour mettre ce pauvre Roïaume en repos?II est bien plus aisé de penser qu’il suivra les traces de tantd’autres Légats venus devant lui, desquels la France fait si ellea à s’en louer. Et toutesfois , ce n’est pas de lui que nous de-
ïence , &c. A Pacjs, chez Sébastien Cramoisy, 164; , ìn- 4°. Cette Histoire est deLouis Aubery du Maurier.