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Tome sixième.
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Plaintesdes Eglises

450 MEMOIRES

sauver! Car cn conscience, étoit-ce point s’oublier foi même,que ce que nous fîmes après la journée de Blois? Le feu Roi,& avec lui tous ceux qui suivoient sa Religion , s’étoient décla-ke’íokme’es. tés Lc armés contre nous, avoientsolemnellement juré pour loifondamentale de l’Etat, notre ruine cnticrc ; nous avoient don-nés en proie a u premier qui eut eu volonté & moïen de nousexterminer. Après plusieurs fortes armées dresiees contre nous ,Le soufflées par celui qui pour tels & semblables effets de sonpouvoir , se fait nommer le grand Dieu des armées , voilà toutsoudain ce Roi réduit à tels termes , qu’il se volt perdu sans no-tre secours. II le recherche, nous le lui donnons, & le lui don-nons fous le nom d’une simple treve , dont nous n’ouîmcs oncparler que lors de la publication. Le lui donnons prompt & bon :lorsque ceux qui nous mesuroient à leur aune , s’attcndoientqu’il nous souviendroit de la Saint Barthelemi , des Edits fraî-chement jurés ; s’attendoient que nous prendrions aux cheveuxl’occasion qui se présentoir si belle d’affermir notre sûreté, d’a-vanccr nos affaires. Nous voilà donc volés à Tours , nous voilàde-là la Loire. Combien y en avoit-il. qui n’admiraílènt ce fait !Comment fut-il publié , célébré, vanté , & dedans ôc dehors leRoïaume ? Au partir de là nous reconnoit-on ainsi ? Quoi ? ne

c’est-à-dire , des Li-

tient-il donc qu’à trouver des ennemisgueurs par tons les coins de la France ,

pour

voir ces

fau

veurs

de la Couronne , ces restaurateurs de l’Etat ; ( ainsi les appel-loit-on seulement avant hier ) bannis de tous les coins de la Fran-ce ? Relie encore le Duc de Mercœur ; quelle assurance nousdonne-t-on qu’on ne lui accorde ses autant injustes & excessi-ves , qu’opiniâtres demandes , qu’il n’y ait nulle liberté pournous en Bretagne , qu’on nous déclare la guerre par tout leRoïaume , qu’on lui laiíle les biens qu’il occupe des Messieurs deRohan, de Laval & de la Trimouille ? Qui nous assurera encoreque pour traiter avec l’Etranger , partie bien plus rude & plusforte , ) bien que plus pour nos divisions , que pour ses moïens]on ne lui accorde notre ruine ? 11 n’y a que la premiere pintechere. Ceux qui se sont licenciés à tant de choses, font bienpour franchir un plus grand faut. Cet exercice , cette consola-tion , tant s’en faut qu’on la nous permette , publique & enassemblée , que même on nous punit & avec rigueur , si on cnapperçoit quelque trait en quelqu’un dans quelque famille. ABezicrs, à Agen, on en a condamné à grosies amendes , seule-ment pour avoir chanté des Pseaumes. Au mois d’Août dernier,