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cloches , 8 C de ladite Chambrière. Qui vit jamais plus de ri-gueur ? Qui en eut jamais tant craint en un tel temps , fous untel Roi ? que nous ne puissions seulement pas naître en liberté.Ce n’est pas tout. La Dame de Montignac, tille de la maison deBeinac , pour obtenir la Garde-Noble de ses en fa n s propres;chose que le droit de Nature lui donnoît, sut contrainte par leParlement de Bordeaux d’abjurer en pleine Audience : 8c de-puis comme presiee de sir conscience , elle se fut derechef ran-gée à l’Eglise , le Procureur Général s’est mis à la poursuivre.Á Orléans la veuve de Biaise Cachet ,en l’an quatre-vingt-cinq ,cédant aux Edits de la Ligue, publiés fous l’autcrité du Roi, leretira à Sedan , ara n t laide un sien sils nommé Abraham Ca-chet , âgé seulement de deux ans, comme en dépôt entre lesmains du pere de son feu mari. Depuis étant avenue la réduc-tion de la Ville à l’obéiílance de Sa Majesté , qui par Edit par-ticulier rsmettoit tous les Habitans ès droits dont ils jouis-soient auparavant la Ligue, elle retourne , 8c poussée des natu-relles affections de mcrc , redemande son enfant. Celui quil’avoit s’y oppose,le Procureur du Roi y intervient, allégué qu’el-le est de la Religion , 8c instruiroit l’enfant en icelle , à songrand détriment spirituel , 8c dommage du public. Sur celas’ensuit la Sentence au mois d’Avril quatre-vingt-quinze , parlaquelle cet enfant est refusé à celle qui l’avoit enfanté. A Angers,après la mort de la Dame de la Broissinicre , le Présidial, à laRequête des Gens du Roi, contraignit par plusieurs jugemens,son sils aîné de retirer ses deux frétés puînés , de Lodun où ilscroient à l’EcoIe , pour les mettre en l’un des Colleges d’Angcrspour y être instruits à la Romaine , quelques remontrances qu’ilfit que la derniere volonté de feu son pere , y étoit contraire.Et le poursuivit-on avec telle rigueur que toute poursuite deses droits lui fut interdite, jusqu’à ce qu’il eut obéi. Si bienqn’illui fut force de faire venir lesdits frétés , qui tout soudainfurent mis au College neuf, 8c contraints à toutes les supersti-tions que leur premiere nourriture rendoit contraires à leurconscience. Ce même Présidial aïant nommé pour Curateur unPapiste à Sufanne la plus jeune des filles de la Parroussaie, lacondamna à demeurer avec lui, 8c être instruite en la mêmeReligion ; à quoi toutefois elle n’a encore voulu obéir. Mais quene feroit-on , que ne se permettroit-on aux Maisons moïennes ,aux plus baises , puisqu’aux plus grandes on se licencie tant ?Sire , que Votre Majesté, que toute la France nous permette de
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Plaintes
DES EgLISIS
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