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Plaintesnr.s Eglises
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. parler, de nous plaindre ; & nous plaindre pour ceux, qui arra-chés de notre corps, n’ont point l’âge de pouvoir eux-mêmes ,ni bien reconnoître leur mal, ni bien sc roidir au contraire.Toute la France, mais bien toute la Chrétienté fait, & se ref-■ souvient de la grandeur des mérites de feu Monseigneur lePrince, de ses ícrvices faits à vous en particulier, Sire , au tempsde vos plus grandes traverses , au temps que vos Ennemisavoient plus de m oie n s de rompre le cours de vos espérances.Ce grand Prince est mort ; ôc est mort avec de rares témoigna-ges d’une grande piété envers son Dieu , d’un grand amour à cetEtat. Mort lorsque la France en avoit moins de besoin : carcombien fut-il venu à propos pour votre établistement, Sire,pour le soutien de la Couronne , pour être le fléau de la Ligue,íi Dieu l’eut voulu conserver ? Mourant , il a laissé un petitPrince, image de sa prudence , de si valeur , héritier de toutesses vertus ; òc l’a laisse ( qui peut en douter ? ) en intention qu’ilsuive ses traces , qu’il vive dans l’Eglise , qu’il meure dans l’E-glife. On l’y a laissé pour quelque temps ; mais ceux-mêmes ,Sire , qui vous ont poussé à la Meste , ceux qui vous ont obligépar serment à la ruine , de ce qu’ils osent appeller Hérésies &CHérétiques , ceux-là même vous ont tant pressé , qu’enfln ilsl’ont ôté à l’Eglise , ont violenté cette conscience. Consciencepetite, tendrete , mais deílors bien instruite en fa foi, ôí mieuxlans doute , que ceux à qui elle a été depuis donnée en charge.Que ne fìt-elle auílî ? que ne dit-elle quand il lui fallut aller à laMeste. Ceux qui premier lui en parièrent, peuvent s'en ressou-venir, dc peuvent sc restouvenir comme elle fondoit en larmes,pour témoignage de la gene qu’on lui iaisoit souffrir, contreles belles paroles dont nous cajoloient ceux qui eurent la chargede l’emmener ; & qui nous mesurant à Faune de ceux qui pourles grandeurs de ce monde , ne font nulle conscience de mettretout l’Etat en combustion , craignoient que nous ne porfaíîlonspas ce rapt si patiemment: comme auparavant cela , quelques-unsdes Conseillers au Parlement de Paris , lorsqu’on opinoit sur lavérification de l’Edit de LXXVII , ne feignirent point à dire ,que c’éroit une moquerie de penser que nous le rendissions.Misérables de connoître si mal ceux desquels ils se portentpour Juges ; ingrats , s’ils les connoissent , de se ressouvenir stmal de leurs bons services ; mais cette gene fut grande , autantqu’elle le peut être en un tel âge. Combien de fois ce petit Prin-ce , s’est-il depuis ce temps dérobé pour chanter à part & ensolitude ses Pseaumes ? Pour catéchiser ses Pages , qu’on lui a
depui?