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Pl^intesdes Egliseshe.’îorme'es.
464 MEMOIRES
ge depuis la réduction d’icelle , pour ce qu’il fie déclaration;de vouloir faire comme auparavant, profession de la ReligionRéformée : M. de la Chaítre aïant mandé le Président auditSiégé, les Lieutenans Général, Criminel &. Particulier, les Con-seillers ôeì’Avocat du Roi, leur fit expreste déclaration, qu’ilne vouloir point qu’on le reçût, nonobstant la volonté du Roi.Témoin enfin, qu’à Villeneuve-d’Agenois , on a ôté à aucunsdes Etats de Notaire, pour les donner à ceux de la Ligue. Lcdouzième Avril nonante & quatre, au Parlement de Rouen,Maître Pierre Bouquelon & Maître Pierre Bernard, Procureurs ,furent démis de leurs bancs, lesquels on bailla à Pierre Roger ,Nicolas Gerould, & Tanneguv Trochardy. A Caudebec , Ni-colas le Roi, Sergent Roïal de Baons-le-Comte, fe présentantdevant le sieur Martin de Prcmont, tenant les assises , pour fairele serment accoutumé, le Procureur du Roi s’y opposa à causede la Religion, laquelle il affirment le rendre incapable déte-nir aucun Office roïal : sur quoi fut ordonné, que ledit le Royauroit terme d’un mois pour aviser de faire abjuration de sonhérésie , pendant lequel temps , il scroit privé d’exercer leditOffice, òc nommeroit en son lieu personne idoine & capable,dont il demeureroic responsable : que lc terme échu, on feroitdroit au Procureur sur sa conclusion, au cas que ledit le Roi refu-sât de faire l’abjuration. Et qui croiroit que le Parlement deGrenoble se roidît auffi-bien que les autres? Parlement, quipar notre seul m oie n a été arraché à la Ligue , arraché au Ducde Savoie? Parlement en somme , qui par notre seul moïen ,se peut dire François ? Ce Parlement n’a jamais voulu rece-voir le sieur de Valson bien & duement pourvu d’un Etat deConseiller, quelques fréquentes Lc réitérées lussions qui leuren aient été faites, non pas même après un Arrêt du privéConseil. Et pour davantage le consumer & dédaigner, quel-ques poursuites qu’il ait faites durant cinq ans ôí plus, on nelui a jamais donné réponse résolue de oui, ou nenni, d’accepta-tion ou refus. Tellement qu’cnsin Je Conseil du Roi voïantcette animeuse justice, a été contraint de procéder à la ré-ception. Le sieur du May aïant été pourvu de l’Office de Vice-Sénechal de Montelimart, à cause de la rébellion du sieur Co-las, celui qui a tant fait remarquer dans la Ligue le nom duSçnéchal de Montelimart, qui a tant opiniâtré la Fere , quia mieux aimé renoncer à son Païs qu’à la Ligue, qui enfin Scfout fraîchement a servi à ôter Amiens à la France ; le sieur
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