DE LA LIGUE. 4 <r 3
qu’on recourt au Grand Conseil, où la cause est maintenant } 50.7.pendante, depuis près de trois ans, fans qu’on en air pu avoirexpédition. Quoi plus ? il y a Arrêt du 17 Juillet XCI, donné d ìsau Parlement séant à Tours, en ces termes : En prenant con- re'îokwì’lSwclulìon fur l’Edit qui révoque les Edits d’Union , a été arrêtéde requérir toujours fur les Lettres qui furent présentées par lespourvus aux Offices , qu’ils soient informés de leur vie 6c Re-ligion Catholique, Apostolique 8c Romaine , 6c ne consentirala réception qu’icelle preuve ne soit au préalable rapportée ,excepté pour la Rochelle 6c autres Villes semblables, tenuespar ceux de la Religion prétendue Réformée, lors de la révo-cation des derniers Edits de pacification. Et pour le comble^en Tanné XCIV , comme les Députés par T Assemblée de SainteFoi, pourfuivoient vers Sa Majesté, quelque favorable remedeà nos maux, un des principaux du Conseil déclara ouvertement àT un d’euxque nous nous abusions,de penser être reçus aux états 6cdignités, quelques Juffions 6c Edits q u'en pussions obtenir , queceux de TEgliíe Romaine ne le fouíïriroient jamais. Ainsi febandent les petits, les moïens, les plus grands ; ainsi fem-bloient-ils débattre à qui nous fera du pis. Et comment rece-vroit-on quelqu’un pourvu de nouveau, quand on refuse ceux.même qui ont dé j a auparavant exercé fidèlement leurs Char-ges, voire fans avoir égard à aucunes Juffions pour fréquen-tes qu’elles soient ? témoin le sieur de Tancour au Parlement *
de Rouen ; témoins les sieurs de Senouche 6c de Gombaud ,
Pun Conseiller, Tautre Avocat du Roi au Siégé de Saintes 7témoins les rigoureuses longueurs, efquelles on a tenu les sieurs deRoílanes 6C de Brajac,Conseillers auPrésidial d’Agen,6c de Gafq^,
Avocat du Roi à Bazas ; lesquels n’ont été reçus qu’en mêmetemps qu’il a été force au Parlement de Rourdeaux de vérifierl’Edit de LXXVII. Témoin Maître Denis Befnard , qui aïanrété contraint pour être installé en TOffice de Conseiller au Pré-sidial d’Orléans, de dissimuler fa Religion , 6c étant revenu de-puis à la profession d’icelle, 6c nonobstant cela, n’aïant éténullement troublé en Pcxercice de son Etat, tant que le siégécontinua à Boisgenci, depuis la réduction de la Ville,, en aété débouté par Sentence , qui n’allégue autre raison que la Re-ligion : ce qui Ta contraint enfin de s’en défaire. Témoin en-core Maître Pierre Martinas lequel aïanr paisiblement exercéTOffice de Conseiller au Siégé de Bourges , tant qu’il tint àSanserre ; co-mme il voulut le continuer en la Ville de Bour-