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4.66 MEMOIRES
juin 9< 5 , en la cause da sieur de la Roclie-Calais, ait dit queceux qui font semblable profcíììon que lui, sont indignes dese servir des Edits d u Roi, d’autant que in l. i. de Hœret. inManich. au code de Juítinian, il est porté que les privilèges.ac-cordés pour le respect de la Religion , doivent être à l’avantageseulement des Catholiques ; Le quant aux Hérétiques , qu'il fautnon-sculcment les forclore de tels privilèges ; mais aussi leuragraver les charges. Item, que le privilège octroïé aux femmes ,pour la préférence au paiement de leur dot, n’appartient qu’àcelles qui font Catholiques, non aux Hérétiques. Et est concluau bout, que quand bien la Chambre donneroit Arrêt en faveurdudit lieur , les biens qui lui seroient adjugés , ou esquels il se-roit maintenu , pourroient lui être ôtés par les gens du Roi,comme d’un qui en seroit indigne. A Poitiers, comme la ri-gueur des Edits de la Ligue eut contraint Maître Pierre Chef-nai de vendre une très belle maison qu’il avoir fait bâtir dansla Ville , Lc puis fe retirer à la Rochelle , son fils voïant que parl’Edit, tant de réunion dc la Ville , que de Tannée 77 ,confirmépar Sa Majesté, un chacun étoit rétabli en ses droits, 6e patexprès étoit dit que les prescriptions n’auroient lieu nommé-ment en retrait lignager , s’adresteà Tachetcur, lui fait ses ostrésde rachat, 6c en relus Taffîgne par devant le Lieutenant dePoitou, qui met les Parties hors procès fans dépens. Appelen est relevé au Parlement de Paris : la cause en est communi-quée aux Gens du Roi, qui déclarent que, vu les Edits , ilsétoient d’avis que la Sentence fût mise à néant, Lc Tostre re-çue. Néanmoins le premier jugement fut confirmé. II n’y a pasencore un an , qu’un de Marmande , nommé Bley, fut tué enplein jour par le lieur de Mauvesin , accompagné d’un nomméPerret ; dequoi les Officiers ont fi ouvertement refusé justice,qu’ils n’ont pas même daigné en enquérir. Un jeune Soldat dcGcnsac en Gascogne, aïant été requis par le Juge dc Monravel,de Taccompagner en Eexécution d’un Décret de justice contrele Procureur d’Office du même lieu, Sc étant advenu que leneveu du Juge tua le Procureur, la Cour de Parlement de Bour-deaux , fans confession , fans témoignage , condamna ce jeunehomme , 6c le fit exécuter à mort. Et afin qu’o n connut qu’ily avoit de la haine contre la Religion, outre que depuis il estapparu par la confession de celui qui avoit fait le coup , qu’il enétoit innocent, le Juge, qui étoit fauteur principal, mais deReligion Romaine , fut seulement suspendu de son Office, 6c