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condamné à quelques amendes. Le même Parlement, en Dé-cembre 95 , fie exécuter à mort un nommé Bourron , de Castel-moron , poursuivi pour meurtre. Les parens ont depuis fait tellepoursuite contre les faux témoins , Sc íi avantageusement véri-fié la calomnie , que les Juges , Sc le sieur de Rcmond même,qui avoit été Rapporteur du procès , ont été contraints de con-fesser que vraiement on avoit fait mourir cet homme à tort. Ettoutesfois on n'a jamais su en avoir justice contre ces faux té-moins,non pas même obtenir main-levée des biens confisqués. II ypeut avoir six mois ou environ , qu'u n nommé Claret de S. Foy,insigne voleur , Sc convaincu de mille meurtres , fut condamnépar la même Cour, qui le pensoit être de la Religion , commeil en avoit autrefois fait profession , à être mis en quartiers , àpaïer deux cens écus d’amende envers le Roi , Sc trois cens àdistribuer par Pordonnance de la Cour. Cet Arrêt lui aïantété signifié , on lui envola un Jésuite , auquel Í1 déclare n’êtrepoint tel qu’on l'estimoit, qu’il y avoit plus de deux ans qu’ilavoit renoncé à la Religion ( ce fut en fuite d’une excommu-nication ) Lc été bon Catholique. Sur ce rapport, la peine futmodérée, Sc fut condamné feulement à être décapité, Sc l'a me ri-de emploïéc à la réparation du College des Jésuites , qui y ontété reçus de nouveau. Les Habitans de Saint Etienne de Suran ,qui font de la Religion , se plaignant à Monsieur Duret, Subs-titut du Procureur Générai, ès grands jours qui étoient der-nierement à Lyon , Sc requérant justice des violences qu’on leurfaifoit, répondit en colere : allez, vous êtes des séditieux, Scne faites que nous rompre la tête de vos plaintes: Sc vous(dit-i 1,fe tournant à Monsieur le Cour , leur Procureur ) devriez avoirhonte de prendre charge d’eux. La Cour de Bourdeaux a souventsait défense aux Greffiers de délivrer aucune copie de ses juge-mens. Le Maître d'EcoIc , qui fut banni de Falaise , n'en fut oncavoir une de ía condamnation. Or Sa Majesté aïant tant depreuves dc ces injustices , nous a accordé pour remede le droitd’évocation pour les Parlemensdc Bourdeaux & Rennes , qui scsont toujours montrés des plus déraisonnables ; Sc. par ce moïenceux-là ont un peu moïen de respirer , qui autrement sont su-jets à la discrétion de telles gens. Mais on ne manque pas demoïen s pour rendre tout cela illusoire. Car on ne permet cesévocations être signifiées fans un pareatis : Sc pour l’obtenir , il ya autant ou plus de peine, de longueur, qu’à vuider tout leprocès. Ceux de Rennes, bien souvent, ne daignent répondre
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Plaintesdes Egiìsesre’forwe’es.