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Tome sixième.
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D E L A L I G U E. 47 i

fois, deux fols, pour néant ; enfin ennuie d’unc telle & si opi- j r Q7niatre rébellion , se courrouce ; écrit pour la troisième fois qu’iln écrira plus , qu’il prendra la verge. Cela réduit ces Messieurs des EgTisi*à n’avoir plus de terre pour fuir. Le Procureur dit, que fur les re'ïormi’esP atentes, envolées par Sa Majesté , fur le rétablissement de cetEdit, la Cour avec mûre délibération , les Chambres assemblées,y auroit apporté des modifications, pour des grandes & trèsurgentes occasions , &í très importantes au bien , repostranquillité de cet Etat. Néanmoins Sa Majesté auroit été de-puis tant pressée ôc importunée, quelle auroit été contraintede lever lefdites modifications. A cette cause vive la volontédu Roi, il n’empêchoir que fur le repli des lettres , il ne futmis , lu & publié , oui & nous empêchant 1c Procureur duRoi. Voilà donc , au dire de cet homme, le Parlement qui faittout mûrement & pour grandes considérations, le Roi feule-ment importuné , contraint, forcé. Voilà par conséquent unEdit, non pas juste ni légitime , mais extorqué. Direz-vous pasque c’est quelque bon François qui parle de i’Edit de Juillet8s ? Et voilà enfin un Procureur du Roi qui pense bien faireplus que son devoir, quand feulement il n’cmpêchera point lavolonté de son Maître. Est-il pas vrai fils d’obéissmce ? LaCour, pour montrer combien elle s’imbolife aux humeurs de ceProcureur, commence ainsi l’Arrêt de la vérification. Vu letrès exprès mandement du Roi par plusieurs fois réitéré. Au lieuqu’auparavant en tous Edits reçus contre la volonté & inten-tion de la Cour , pour la plus haute derniere marque de peud’approbation , on avoit accoutumé de mettre feulement : dutrès exprès mandement du Roi. Si bien qu’à ce compte , cetteCour ne reçut jamais Edit si à regret, ni qu’elle ait tant réprou-vé. Devinez ce qu’elle fera, pour l’exécuter. On peut penserencore si une vérification si contrainte s’est paíTee fans restric-tion. L'exécution au moins en est différée, jusqu a ce que nousaïons remis la Meffe partout, & rendu toutes les Places quenous tenons en Guyenne. Voire ; mais quelle assurance nousdonne-t-on , quand nous aurons fait tout cela , de nous laisser enpaix ? puisque parle passé on nous a donné autant de témoi-gnage de ne le vouloir faire qu’à l’extrêmité , qu’on n’aura plusmoïen de nous méfaire. Et puis cela feroit bon , si nous eussionsrequis l’Edit, íi nous nous en contentions, dequoi nous sommesencore bien loin. Au reste , voïez notre condition ; ès lieux oùcet Edit n’est point publié , on nous traite à la rigueur de ceux