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lm Arrêt, du i z Janvier passé, par lequel les Prêches St Sépul- i 55-7.cures font appellécs contraventions aux Edits du Roi, & pour- Plain . testant défendues. A quoi fut ajoutée une telle impudence ( je vou-des Egliseslois parler plus doux, mais il y a encore plus que cela ) qui R £ 'fORMt'Es»aïant été mandés par le Conseil du Roi , deux des Préíîdcns ,deux Conseillers St le Procureur Général, pour leur faire enten-dre le déplaisir que Sa Majesté recevoit de tels Arrêts , ils répon-dirent qu’ils avoient jugé selon les Ordonnances, St que lesEdits , qui nous donnoient liberté , étoient révoqués. Ils promi-rent toutesfois de fe contenter que l’Arrêt fût couché au re-gistre : St cependant à la même heure, le Trompette le publioicpar tous les carrefours. Chose incroïable , qu’on ait eu tant dehardiesse en la présence de Sa Majesté. Mais est-ce pas direhautement St fans honte , qu’on tient encore les Edits de laLigue en leur pleine vigueur? Le Roi venant à la Couronne,révoqua les Chambres de Justice, qu’il avoir, lorfqu’il étoit notreprotecteur, établies à Saint Jean d’Angeli, Montauban, Ber-geras , Ramiers St ailleurs ; entendant toutesfois que lesjuge-inens qui auroient été donnés , parties ouies , tiendroient Sc nepourroient être révoqués qu’en la même façon que le peuventêtre les Arrêts des Parlemens. Et toutesfois à Bourdeaux, àGrenoble St ailleurs , on les révoque tous les jours, fur une sim-ple requête présentée par l’une des parties. Nous n’aurions ja-mais fait de déduire toutes les injustices qui nous font ainsi faites.
Et ce que nous en avons produit, suffit pour témoigner labonne volonté que nous portent les Parlemens , St pour faireconnoître quelle Justice c’cst qu’ils font résolus de nous rendre.
Et certes, puisque c’est par force qu’ils reçoivent les Edits quifervent à nous laisser vivre en quelque état, moins mauvais enapparence que la guerre ouverte , que c’est en protestant qu’ilsfont extorqués, font injustes, font dommageables à l’Etat, quine croira aisément qu’à toutes occasions ils s’cn départiront fansfaire difficulté de juger contre iceux, St nous empêcher partoutes voies d’en sentir les esters ? Pourtant qu’on ne s’ébahistèplus, si nous avons peur de retomber entre leurs mains , sinous désirons être arrachés à leur insolente discrétion. Ce n’estpas que nous suions Justice. Car que craignons-nous , pourvuqu’on ne nous impute à crime notre Religion, Se la défensede nos vies ? Mais c’est un droit de nature, que les préoccupés,les passionnés, les parties , les ennemis ne font point Juges. Etce ne peut être que violenter ce droit de nature , quand on nousrefusera notre demande.
Tome VI.
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