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Tome sixième.
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D E , L ^ LIGUE. 4^

toc qu’on nous a donné assurance de mieux à F avenir. Nousdonc qui sommes tels , qui avons envie qu’on nous laide êcretels , vous demandons un Edit , Sire , &; le demandons nonpoint à la façon des Ligueurs, qui au lieu des Requêtes pouravoir la paix ; mais l’impunité de toutes leurs méchancetés (carc’est cela qu’ils appellent paix, non pas le bien de l’Etat , lerepos du peuple ) n’ont jamais montré que la pointe de l’épée.Voici la quatrième année de nos instantes poursuites rafraîchiesdéja par lîx mois, à ÍVÍantes, à Saint Germain , à Lyon , auCamp devant la Fere ,à Monceau , à Rouen. Bon Dieu , íera-cetoujours en vain ? Nous refufera-t-on toujours , cependant qued’autre côté, on recherche si affeefionnément les ennemis de laCouronne? Ou , jufqu’à quand nous païera-t-on des considéra-tions de l’Etat ? Comme iì nous n’y étions pas compris pouravoir part à son bien , puis même que ses ennemis ont jugé nepouvoir se faire voie à son mal , que par notre ruine. Comme sinous étions obligés à fermer les yeux aux plus évidentes menacesde notre perte , pour conserver ceux qui se disent cet Etat , Scont toujours été nos mortels ennemis. Jusqu’à quand nous dira-t- on qu’il n’est pas encore temps ? Encore , ô bon Dieu ! aprèstrcnte-cinq ans de cruelles persécutions ? Et pour ne monterpas si haut après dix qu’il y a que les Edits de la Ligue nous ontbannis? Après huit ans que vous êtes Roi ? Après quatre ansqu’on t duré nos poursuites ? A quel terme donc est-ce que cesgens mesurent ce temps ? Attendent-ils d’avoir fait avec tousles Ligueurs ? Et certes , ils l’attendent, & nous en font voiraster, de marque. Pauvres Maîtres en matière d’Etat : encorequ’ils aient été en bonne école , pour apprendre le contraire.Car que diront-ils du feu Roi ? L’appelleront-ils ignorant ougrossier ? Le monde ne les foussriroit pas. Et ce feu Roi jugeatout au rebours , que pour venir à bout de la Ligue , il falloicfaire la paix avec nous. Et la fit : nous appella à foi , nous joi-gnit à foi. Et l’cxpérience lui en dit-elle mal ? Ains il fut secou-ru de nous , & réduisit ses affaires à tel point, qu’il se voioitMaître absolu de son Roïaume , sans ce froc endiablé , qui sor-tit d’enfer pour être canonisé à Rome , par les mérites de sona staff n , qu’on appella miracle , que dans Rome le Pape osa desa propre bouche, comparer au miracle de la Nativité du Sau-veur : horreur, blasphème ! Mais donc le feu Roi, grand Maî-tre en matière d’Etat; l’cxpérience, maîtreste au moins des fols,a fait voir que notre service importe à Votre Majesté , Sire,

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