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Tome sixième.
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1597 *

DéfaitePT.S SoUR-cuignons.

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puis dix ans, fie à présent est au service du Roi d’Espagne ,combien qu’il soit François ou Lorrain. Suivant ce comman-dement fie avis du sieur de Tremelet, ces Soldats parlent auGaucher, s’accordent avec lui du temps , heure, moïens dede lui livrer la Ville de Villefranche , touchent argent ,selon leur composition , avec espérance de pics ; jour estpris pour l’exécution au troisième du mois d’Août, la nuitdu Dimanche au Lundi. Le sieur de Tremelet, embarqué êncette entreprise pleine de hasardeux Ennemis , ne iort pas, re-cherche prudemment fie secrètement les Gouverneurs des Pla-ces voisines, pour lui prêter leurs hommes fi c moïens néces-saires , non-seulcment pour sa conservation, mais pour re-pousser fi c défaire les Ennemis. Les sieurs Comte de Grand-pré(i), Rumesnil (x ), d’Estiveaux (;), Gouverneurs de Mou-ron , Maubert fie Sedan, lui accordent fort volontiers fa de-mande ; qui prête fa personne , qui ses hommes fi 1 moïens.Le sieur de Rumesnil, vieil fie âgé , néanmoins encore vert6c vaillant Gentilhomme , prend la charge de conduire lestroupes ramasiecs des Garnisons. Et à point fie jeur nommés,Rapprochant à Sedan, part fur le soir du Dimanche, troi-sième Août fie tire à Villefranche , jette dedans !a Ville desgens de pied jusqu’au nombre requis par le sieur de Treme-let fie qu’i jugeoit nécessaire. Avec le surplus de gens de piedfie la Cavalerie, il s’embusque à demie lieue de Villefranche,là où d’autre coté tiroir Gaucher fie ses troupes pour exécuterson entreprise. Le signal devoir être au Gaucher, pour entreraprès les premiers des siens, un coup de canon , fie à Mon-sieur de Rumesnil, même pour sortir de son embuscade , l’heurevenue, chacun se prépare fie emploie ; Gaucher , à faire des-cendre de cheval toutes ses troupes à un demi-quart de lieue deVillefranche , fie les conduire jusques dans le fossé , fie par l'a-dreíïe desdits Soldats dans la Ville ; le sieur de Rumesnil, àdonner à propos par-derriere en même temps que le jeu se com-menceroit en la Ville. Ce qui fut dit, fut fait. Le signal donnéon vient aux prises , les plus avancés dans la Ville fie au fosséfont tous mis au sil de l’épée, ou fracassés par les instrumensà íeu ou noies dans le fossé. Gaucher, qui se hâtoit pour sui-vre ceux qui étoient entrés dans la Ville , est tour étonné que

(1) Claude de Joyeuse, Comte de Grand- verneur de Maubert-Fontiine.pré, Gouverneur de Moufon. (j) D’Estivaux , Gouverneur de Sed-ll.

(1) Louis de Mailly de Rumesûil, Gou-