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îa main pour le manier à sa gloire , rcconnoissiez tous tes tlefor-tires. Rendez premièrement les élections à l’E<dise ; repur«rz v ■
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cette maiíon de Dieu , en tant qu il vous lera possible, Lc de la dAhu».simonie St des autres abus qui y font entrés. Ne souffrez plusd’ailleurs ces Marchands d’honneurs &: d’Officcs de Judicaturc ;mais que la feule vertu St le mérite en soit le prix , selon lechoix St la distinction qu’en saura faire votre prudence. Suppri-mez par mort cette multitude effrénée qui n’est qu v à la ruine devotre pauvre peuple : réduisez-les tous au nombre ancien avecgages honnêtes, fans qu’ils puistênt rien exiger davantage devos Sujets. Remplissiez ces deux Ordres de gens de bien St crai-gnant Dieu , ah n que votre conscience en soit déchargée làhaut devant sa face , St Votre Majesté fìdcllcment St digne-ment servie ici-bas. Mais sur-tout , Sire , n’oubliez de pour-voir à vos Finances, le désordre desquelles , c'est la voix com-mune des gens de bien, a causé une partie de nos malheurs , Sta fait que n’y aïant rien en France d'estimé St adoré commel’argcnt, tout s’est rendu vénal pour en avoir. Retranchez doncce nombre superHu de Financiers , St faites que dorénavant vosdeniers vous loient apportés des Provinces , ( elles en ont faitl'offre autrefois en pleine assièmbîéc d’Etats ) Le mis en vos cof-fres d u Louvre, pour être maniés par gens fidèles , non remplisd’avarice , comme ils ont été par le passé. Un des Césars se plai-gnent que son fisc étoit vuide d’argent : on lui répondit en unmot, qu’il yen auroit en abondance, s’il étoit feulement com-pagnon de deux de ses Affranchis. On peut dire de même àVotre Majesté , que si elle étoit reçue en la société de deux Tré-soriers de l’épargne , ou de leurs Commis, ses coffres scroientpleins d’écus. Sire , reconnoiffez vos forces; vous surpassiez tousvos Voisins en toutes fortes de bénédictions ; tout l’or des In-des n’est pas comparable à celui que vous pouvez tirer par légi-timés moi en s de votre Roïaume. Vous y avez des minières iné-puisables. Ce font les bleds , les vins , les toiles , le pastel St lessalines , dont vos Voisins ne se peuvent passier , étant contraintsde vous venir faire hommage de leur or , St vous l’apporter encontr’échangc. II n’y a faute que d’ordre St de ménage , St encela vos Ennemis vous surmontent. La juste administration desFinances est un grand secret en un Etat ; c’est un vieux mot Stcommun , qu’ellesen font les nerfs St les muscles ; si les nerfsfont trop lâches ou trop tendus , le corps ne se peut bien porter,il est sujet à de grandes convulsions- Mais en un Etat comme