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fonds de guerre ; vous avez fait comme le Dauphin , duqnel l’onremarque que pendant la tourmente, 6c loríqu’il voit le navireagité des vents, 6c en hazard d’être submergé, il accourt prom-ptement à l'ancre 6c au gouvernail , 6e le serre de telle façonqu’il empêche qu’il nc soit emporté 6e arraché par la force 6cviolence des vents courroucés 6e émus. Et tout ainsi que la metaffermie , applanie , 6carrêtée parla venue des Aidons , 6c ren-due fans pluie, fans vague 6c fans vents ; de même est-il de vo-tre venue : car cette mer de misères a été rendue honnace ; vousavez dissipé ces nuages 6c heureusement donné le jour à notreliberté première, ce qui est plus étrange 6c admirable ; maisc’est que vos ennemis n’ont point si-tôt fu votre sainte résolu-tion , qu’ils n’aient été saisis de crainte , de fraïeur , d’appré-henùon : de forte que cela seul les a fait pénétrer jufqu’au cen-tre de leur devoir, éc les a contraints d’entrer en la considéra-tion de leurs malheurs prochains, s’ils fe veulent opiniâtrer con-tre la raison. Us ont donc pensé au dire de Léon , grand Doc-teur d’Eglife. Si tioserigimur, Mi corruent; Jinos convalescimus ,iUi injìrmantur : remédia nojlra plagce Junt eorum , quia curatio-ne nostrorum vulnerum vulnerantur.
V ous votant venir pour nous défendre, pour nous rédimer decette misérable servitude où nous semblions être confinés, ilsont pensé que notre secours étoit leur ruine , c’est ce qui les afait recourir à votre douceur 6c clémence.
Nos plaintes, à la vérité, ont été importunes pendant la véhé-mence de notre mal, 6C lors des fâcheux accès de notre sievre:car voïant tant de calamités , qui n’eut été ému 6c outré de dou-leurs ? tot enim proscriptiones vidimus ob divitias , tot cruciatusyirorum & mulierum , tot vaflatas urbesfugâ & cccdibus civium ,tot mijerorum bona quasi hofiiles preedas venum aut dono datas.Notre douleur étoit trop grande pour la porter si patiemment,&C à la vérité c’eut été trop d’injustice de souffrir tant de vivespointes de mal, fans que la douleur eût eu la liberté de fe plain-dre , d’en demander raison , fans quelle pût chercher Paide &Cle secours du monde convenable pour adoucir un si grand mal.Nous pouvions bien dire fans dissimulation , que souvent nousn’avons eu que les larmes 6c les foibles soupirs, pour déchargerpar nos cris pitoïables , leshocquets referrés qui nous preíîbientde telle forte le cœur , que nous étions contraints de cacherd'un mortel silence le sentiment de tant de maux : cela est ordi-naire ès guerres civiles, auxquclles hœc jure culpantur nocendi
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Rïmontu»AU Roi.