1598.
RtMONTR.
av ROI.
604 MEMOIRES
cupiditas , ulcifcenii crudelitas , implacabilis anìmus , feri ta s re-bellandi , & dominandi libido. Nous avons vu St expérimentétout cela, nous cn avons ressenti les effets , St de toutes les mi-sères St calamités qui se pouvoient excogiter. Sed tacenda juntfortunes damna , ne fera conjultatio scindât presteriti doloris cica-tricem.
Etant donc ému de nos plaintes , St poussé de l’ardente af-fection que vous portez au soulagement de votre pauvre Peu-ple , vous êtes venu, Sire, pour nous secourir St aider , pournous garantir St défendre de tant de maux , St nous retirer decette misérable sujétion ; vous êtes venu en armes comme unautre Manlius , pour donner terreur St étonnement à vos Enne-mis , lesquels n’ont point eu la résolution , ni l’assurance de vousattendre, sachant votre valeur St courage invincible ; ils vousont prévenu par une autre voie , sachant qu’ils n’eustent pu ré-sister à votre valeur ; ils se sont soumis à votre douceur St clé-mence , ne cherchant qu’une abolition des fautes passées ; St àl’exemple d’Auguste César , qui en faveur d’un Habitant qu’iíaimoit, pardonna à tous ceux d'Alexandrie, vous avcz.cn con-templation de ceux qui vous ont fidèlement servi, St ne se sontpartis de votre obéissance , pardonné aux autres. Vous avezdonc suivi le conseil de ce grand Capitaine , qui disoit en TiteLive , que la paix ne se devoir faire que les armes à la main.Modo hélium ofenditis , pacem habebitis , videant vos paratosad vim^jus ipf remittant. Nous vous avons requis St juste-ment importuné de nous secourir, & ut dares nobis finem &patientiam invocavimus te , & tu cogitas i super nos cogitatio -nés pacis & non ajficlionis. Vous n’êtcs pas seulement venupour nous, qui sommes demeurés constamment cn notre de-voir St en l’obéissance que nous vous avons vouée St promise,mais auíli pour vos Ennemis qui nous ont ci-devant affligésde toutes les cruautés que leurs esprits rebelles ont pû excogiter ànotre ruine ; vous avez donné aux uns St aux autres la paix ,& cùmvicloriam prope in manibus haberes pacem non habuifli utscirent omnes te sufeipere bella & snire. Vous êtes toujours levainqueur, quoique l’on di sc, nemo nif viclorbellum pace mu -tavit.
Votre Majesté, Sire, a souvent entré en considération denos malheurs , St recherché les moïens de nous en rédimer ;elle a pensé que, omnia funt in bellis civilibus misera , sednihilmiserius quam ipja victoria, ; elle n’a point usé de rigueur ni