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s’empresserent de favoriser un établissement auíîìavantageux , 8c ils ne tarderent pas de trouverdans ses succès la récompense de leur zele.Cette société s’est distinguée entre mille au-tres par l’objet de ses recherches ; occupéeuniquement de la partie méchanique des arts& de cette théorie élémentaire qui fait les vraisArtistes, elle abandonne les théories profondesaux génies élevés qui les forment, en y puisantseulement tout ce-qúi peut intéresser les progrèsdes arts & l’instruction de ceux qui les exercent.
Quoique les circonstances où se trouva Genevedans le seizième siecle 8c une partie du dix-septieme eussent tourné les esprits du côté dela théologie , quoique l’estime 8c la considéra-tion que le Clergé Genevois a toujours méritées8c obtenues aient contribué à augmenter lenombre des Théologiens, on compte cependantdéjà parmi les Savans Genevois des hommesqui font toujours les oracles de la jurisprudence8c les flambeaux des sciences philosophiques.
Mais il paroîtra bien étonnant qu’au milieude cette foule d’hommes célébrés dans tous lesgenres de sciences 8c de littérature , on netrouve aucun Poè’te illustre. La plupart desEcrivains Genevois, profonds dans l’invention8c la déduction de leurs idées, font foibles pourle coloris 8c pesans dans le style : ces défauts