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Tome premier.
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prosit. Les premières ordonnances fur l’iiorlo-gerie font encore de cette année.

En 1616 le moulin à foie fut perfectionné àGeneve ; il fut défendu d’en faire pour les étran-gers ; & les Lyonnois a voie ut alors à Genevebeaucoup de foie à mouliner.

Je n’ai rien dit ici des Peintres & de f écolede dessein établie en 1751 ; mais ce que monhistoire fera connoître fur ce sujet prouvera queles Genevois n’ont pas négligé les arts agréables,& l'on verra que leurs progrès fe lient étroite-ment avec ceux des sciences & des arts utiles.

Si nous ne pouvions voir à-p ré sent dans Ge-neve que des connoissauces plus étendues , uncommerce plus florissant, des manufactures plusheureusement exploitées, des arts mieux culti-vés , que dans les teins anciens de la République ,j’avoue que la revue de ces teins ne nous rendroitpas les teins préfens plus chers. L ami des hom-mes ne calcule pas la prospérité des hommesfur leur opulence extérieure, qui n’est souventqu’une caractéristique mensongère de leur vraiesituation ; mais il la juge fur le bonheur gé-néral d’une nation : parce que Thomme opu-lent paroít heureux, il ne conclut pas que laclasse la plus nombreuse des hommes jouisse dubonheur ; & parce que le millionaire voit toussos désirs remplis <k prévenus, il 11e décide pas

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