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oncle lui résigna le prieuré de Saint-Victor, quiaboutissoit aux murs de Geneve , & qui formoitun bénéfice considérable ; mais il n’en prit pos-session qu’en 1514, avec une permission du Pape,que la grande jeunesse de Bonnivard fit solliciter,& que le crédit de íà famille fût obtenir.
Ce grand homme ( Bonnivard mérite ce titrepar la force de son ame, la droiture de son cœur,la noblesse de ses intentions, la sagesse de sesconseils, le courage de ses démarches, 1 étenduede íès connoissances & la vivacité de son esprit ),ce grand homme , qui excitera l’admiration detous ceux qu’une vertu héroïque peut encoreémouvoir, inspirera encore la plus vive recon-uoissance dans les cœurs des Genevois qui ai-ment Geneve. Bonnivard en fut toujours undes plus fermes appuis : pour assurer la libertéde notre République, il ne craignit pas de perdresouvent la sienne ; il oublia ion repos ; il méprisases richesses ; il ne négligea rien pour affermirle bonheur d’une patrie qu’il honora de íbnchoix : dès ce móment il la chérit comme leplus zélé des citoyens; il la servit avec l’intré-pidité d’un Héros, & il écrivit íbn histoire avecla naïveté d’un Philosophe & la chaleur d’unPatriote.
11 dit dans le commencement de son histoirede Geneve que, dès qu il eut commencé dt lire