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t histoire des nations , il se sentit .entraînépar songoût pour les Républiques , dont il épousa toujoursles intérêts : c’est ce goût pour la liberté qui luifit sans doute adopter Geneve pour fa patrie.
Geneve, ville libre & impériale, luttoit de-puis Iong-tems contre les efforts de la Maison deSavoie , qui vouloit la posséder : la protectionde l’Empire, le courage de íès Evêques luiavoient conservé son indépendance ; mais le mo-ment de son èíclavage sembloit s’approcher :Charles III , Duc de Savoie, l’avoit résolu ; JeanDe Savoie, bâtard de cette Maison puissante ,étoit alors Evêque de Geneve; il avoit cédé auDuc ses droits de souveraineté sur ion fiege épis-copal. Le Duc, encouragé par ce droit qu'i!venoit d’acquérir , concerte avec l’Evêque laruine de Geneve ; ils cherchent à écarter de cetteville les citoyens accrédités qu’ils ne purentcorrompre par des préíèns, & dont ils redòu-toient le courage & la passion de vivre en libertéou de mourir pour elle. Voilà le moment queBonnivard , encore jeune, choisit pour s’annon-cer hautement comme le défenseur de Genevecontre le Duc de Savoie & l’Evêque ; voici l'oc-casion qui irrita son zele & manifesta som cou-rage.
En 1518 Pecolat , ce citoyen si célébré dansl’hiítoire de Geneve, fut arrêté injustement par
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