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Tome premier.
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ardre de l’Evêque ; sa perte étoit résolue, puresque íà vigilance & son patriotisme protégeaientla liberté de la ville : aussi l’on tenta d’abord àsoustraire Pccolat à la jurisdiction des Syndics& cîu Conseil pour le soumettre à celle de l’Offi-cial. Bonnivard, touché dusort de sou ami, quis etoit déjà coupé l’extrêmité de la langue avecun raspir pour pouvoir braver les tourmens dela question ; Bonnivard ne craignit pas de braverle courroux de l’Evêquepour conserver un hom-me vertueux ; il parvient à évoquer l’affaire dePccolat devant l’Archevêque de Vienne, Métro-politain du siégé de Geneve : ce dernier, frappéde l’injustice de FEvêqne de Geneve, lui ordonnade comparaître à Vienne dans un teins déter-miné, &il accompagna cet ordre dune sentenced’excommunicatiou au cas qu’ou attentât à lavie de Pccolat. Les esclaves tremblent devantleurs maîtres. Ces lettres furent signifiées auxOfficiers de l'Evêque; aucun deux n’osa les luiprésenter. Bonnivard ne craignit point d’acheverl’ouvrage qu’il avoit si heureusement commencé jil se chargea de la commission.auprès de l’Evê-que, & Pccolat fut relâché.

Les traits de violence se multiplioicnt , lesang de Berthelier fumoir encore : les Genevoisaccablés ne font pas vaincus ; ils craignent pluspour la liberté de l’Etat que pour leurs propres