C r 44 )
à îa rage de ces Ecclésiastiques fanatiques, & ilsfurent forcés de les faire évader.
Ces obstacles ne refroidirent point le zele deEarel; il envoya à Geneve Antoine Froment, &il y vint lui-même dans le mois de Mars 1533;mais il fut encore forcé de fuir. II revint cepen-dant dans le mois de Décembre fous la protec-tion des Bernois. II combattit alors publiquementla doctrine du Dominicain Furbity, qui s’étoitdéclaré le défenseur des idées de l’Eglise romaine.Enfin , les partisans de la réforme le forcerentde prêcher dans l’église des Cordeliers en Mars15345 & les députés de Berne obtinrent duMagistrat de Geneve qu’il y continuât ses pré-dications.
Les sermons publics & les instructions parti-culières de Farel & de Viret augmentèrent lepenchant des Genevois pour la réformation ; ilsparvinrent même à la faire recevoir par tous lesCorps de l’Etat le 27 Août 1535, après une dis-pute publique annoncée à l’avance, & à laquelleon avoit invité les Prêtres & les Docteurs ro-mains qui voudroient y assister. Cette dispute futremarquable, parce que Jean Chappuis, citoyende Geneve , & Pierre Caroly, qui avoient étédu nombre des difputans, abandonneront l’Egliseromaine , qu’ils avoient voulu défendre contreFarel, Viret & Froment.
Farel