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Tome premier.
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Les disputes font souvent la source de l’into-îérance ; on apprend aisément à haïr ceux quiveulent nous apprendre que nous avons eu tort :ce ne fut point le cas de Calvin; il supportaServet tant qu’il espéra de le ramener ; Servetfut le premier qui se permit des injures dans ladispute , & qui employa les plus grossières. IIest encore certain que Servet s’étoit renduodieux par íà conduite à tous ceux qui l’avoientconnu , Sc que presque tous avoient eu desidées semblables à celles de Calvin fur le fortqu’il méritoit. II est prouvé par les lettres deFarel Sc de Viret qu’ils ne blâmèrent pas la con-duite de Calvin, quand 11 leur découvrit íà façonviolente de penser fur ce sujet. Bucer ne craintpas d écrire que Servet est digne de quelque chosede pire que la mort. QEcoîampade avoit été telle-ment révolté par les idées de Servet, qu’il déclaraen 1530 quelles lui avoient fait oublier toute fadouceur ; Sc il craignoit si fort que les idées de cesectaire ne se répandissent, qu’il dénonça Servetaux Magistrats de Baie. L'excellent , le douxMelanchton applaudit au supplice de Servet;en écrivant à Calvin , il lui marque : Affirmoetiam vefros Magifratus jufie fecijfe quod homitietnblafphemum , re ordine judìcatâ , interfecerunt,Farel dit hautement que Servet méritoit une peinecapitale , Sc Théodore De Beze sit l’apologie dit