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jugement de Servet. Tous ces hommes célébrés*Luthériens & Réformés , peníòient la mêméchoie fur ce novateur; de forte que, comme onne fauroit leur imputer aucune haine contre lui,il est au moins injuste d’eu accuser Calvin.
Mais Calvin abuía de la confiance de Servet}il envoya à Vienne les lettres qu’il en avoir re-çues} il y joignit 1 ouvrage intitulé RejhtudoChnjìianìsmì , dont Servet lui avoir fait présent.T avoue que cette accusation est inconcevable :peut-on croire que Calvin, dont le nom étoiten exécration dans les pays catholiques-romaius,eût espéré de la part de leurs Magistrats quel-que attention à ses plaintes Sc quelque égardpour ses lettres. Mais, en fuppoíànt que Calvineût été capable de cette absurdité Sc de cetteatrocité, imaginera-t-on qu’il ait pu garder pen-dant sept ans le silence ; qu’il n’ait pas persécutéplutôt Servet ; qu’il n’ait pas envoyé dans tousles lieux où Servet résida les lettres qu’il en avoirreçues Sc l’ouvrage qu’il posiedoit ; cependantil est démontré qu’il y avoir alors sept ans queCalvin étoit en correspondance avec Servet, &la fameuse lettre de Calvin , qu’Uttembogaert avue dans la bibliothèque du Roi de France,annonce que Calvin connoissoit alors cet hommecomme il put le connoître ensuite, Sc qu’il avoirvu le livre fameux dont j’ai parlé. Servetus nupér
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