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luxe, lès honneurs & les plaisirs ; ses vice,s naissoient de ses vertus outrées; il s’indignoit aussi-tôt qu’il croyoit voir fouler aux pieds la vérité& la piété : ennemi de toute dissimulation, ils’exprimoit avec franchise ; & comme il étoit néviolent, son ton étoit souvent dur St injurieux:mais, en même tems, il ne se ménageoit pas lui-méme; il avouoit ses fautes; il les montroit fansles gazer ; il se traitoit quelquefois avec l’âcretéqu’il a eue pour les autres. Enfin, on peut assu-rer que , si Calvin ne gagna pas î’ainitié de tousceux qui le connurent, il les força tous au moinsà l’estimen
Ou peut voir par ce portrait que je fuis aussiéloigné d’être l’apologiste universel de Calvinque son fanatique détracteur: j’ai sur-tout évitéde faire son éloge en faisant la censure de sesennemis acharnés; nous vivons dans un íiecleoù les passions doivent être tranquilles , & où laraison seule doit être juge. Aussi je ne puis m’em-pêchcr de m’ctonner que , dans le dix-huitiemelîecle, on ait pu faire un portrait de Calvin commecelui qu’on lit dans ì’hiftoire de 1 église de M.l’Abbé Berault De Bercastel ; il me semble quecet Historien a réuni tout ce qu’on peut imaginerde plus atroce pour rendre odieux le caractèred’tm grand homme, qu’il n’a pas connu ; pontcalomnier les vertus qu’il n’a pu lui diíputer; poufTvme 1, Q