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Tome premier.
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noircir les taîens qu’il a été forcé de lui recon-noître. La calomnie, la médisance, les jugcmenstéméraires scrvirent-ils jamais la religion qu’onveut défendre ? J’ignore fur quel fondement re-pose ce portrait ; mais je fais que mon histoire ,qui est sidelle, lui est entièrement opposée , demême que tout ce que j'ai dit lùr shistoire de laréformation de Geneve est dictèrent des tableauxque ce nouvel Historien a cru devoir en tracer.

Je me suis borné à repoustèr les accusationsdirectes qn’on a intentées contre Calvin, & j'aicru pouvoir laisser fans réponse une foule dejolies phrases qu’on s est permises contre lui : onrésiste difficilement au plaisir de placer Calvin àcôté de Voltaire ; & l'on fait avec aisance desproscriptions & des supplices pour les opposer ài’ouvrage de l’Homere François fur la tolérance.Je fais avec Horace que les Peintres & les Poètesont toujours eu la liberté d imaginer ce qu’ils ontcru propre à rendre leurs compositions plus inté-ressantes ; cependant le sage Auteur de la Vied’Agricola m’apprend par son exemple qu’onpeut plaire toujours par une peinture sidelle &noble des grands hommes, qu’on consacre ainsià l’immortalité.

Si l’on considéré Calvin comme un homme delettres, on reconnoîtra qu’il fut très-lavant,bon Littérateur , profond Théologien, excel-