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Tome troisieme.
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ce dernier lui envoya son Commercium epistoh-cum , en lui écrivant ces mots : Vous êtes biendigne de juger entre Leibnit ç & moi. Abauzit futencore l’ami de Jean Perry , cet Ingénieur an-glois qui alla exécuter & perfectionner eii Rus-sie les projets de Pierre le Grand. La réputationd’Abauzit parvînt jusques au Roi Guillaume quilui fit faire des offres pour le retenir auprès delui ; mais fa mere le rappelois à Geneve, & ilne tarda pas d’y arriver.

Abauzit étoit laborieux & économe de sonteins ; mais il ne peníà qu'à orner son eíprit sanspenser qu’il eu devoit compte à la société; il estvrai que comme il étoit tout entier à ses amis ) &qu’il voulut être savant pour eux, on retrouvedans leur savoir & leurs ouvrages les traces de.son savoir & de ses travaux. II consentit seule-ment en 1715 d’entrer dans la Société forméepour la Traduction françoise du Nouveau Testa-ment , publiée en 1726; 8t la Compagnie desPasteurs le fit remercier des grands servicesqu’il avoir rendu dans cette occasion.

L’Académie offrit inutilement à Abauzit en1723 une chaire de philosophie ; il la refusa àcause de la foiblesse de sa lanté & de son mé-rite. M. Caze , son ami, observoit avec jus-tesse , en écrivant à M. Bourguet , que la pre-mière raison étoit ausjì bonne que la seconde étoitmauvaise.