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Tome troisieme.
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; 8c, pendant qn’elle vécut auprès de lui,elle ne cessa de lui inculquer, par ses leçons 8cson exemple, que le bonheur ne consiste ni dansles richesses ni dans les plaisirs du monde j maisqu il est le fruit assuré de la connoissance de laventé & de la pratique de la vertu.

Abauzit sentit non-seulement le prix du savoir jmais rl ne le calculoit encore que par ses rap-ports avec la science universelle: quand il avoitétudié une matière, il ne trouvoit dans les con-noissances qu’il avoit acquises qu’une partie decette science universelle qui forme véritablementle Savant. Aussi, quand il eut fait de très-grandsprogrès clans les belles-lettres j les antiquités 8cl’histoire , il s’appliqua fortement aux mathé-matiques , à l’histoire naturelle 8c à la physique ;il s’arrêta à considérer la théologie, 8c il en fitune étude particulière ; il la regardent comme lascience la plus intéreíihute par fou objet 8c parses rapports immédiats avec la religion , qui estla vraie source du vrai bonheur.

Après avoir étudié avec autant de succès *Abauzit voulut perfectionner scs connoiíîancesen y joignant celles qu'on acquiert dans lesvoyages : il partit pour la Hollande en 1698 ;il y gagna l’amitié de Bayle ; il y connut lesBasnage 8c Jurieu. II vit a Londres St.-Evre-mont j 8c il fut fi bien apprécié par Newton, queTome III. E