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^u'ils croyoient quelle dérivoit de la loi elle-wême; tandis que Calandrini démontre qu’ilfaut seulement l’attribuer à la méthode em-ployée : aussi Cîairaut & D’Alembert reconnu-rent bientôt la solidité des recherches de Calaa-driui. Enfin Calandrini partage avec Cîairaut &D’Alembert le mérite d’avoir calculé les causesdu même phénomène par une méthode plusparfaite que celle de Newton , puisque Calan-drini avoit fait entrer dans ses calculs la considé-ration , aussi importante que difficile à ma-nier , de l’excentricité de l’orbite lunaire. Maissi le résultat dc íes calculs cadre avec les phé-nomènes, on ne peut se dissimuler que c’cst parune espèce de hasard; car il auroit fallu queCalandrini eût encore introduit dans son calcul,comme les Mathématiciens François, la varia-tion de cette excentricité & cette partie de la forceperturbatrice solaire qui agit perpendiculaire-ment au rayon vecteur de l’orbite lunaire ; ce qu’iln’a pas fait, quoiqu’il ait eu suffisamment égardà la portion de cette force qui agit parallèle-ment à ce rayon.
J’en ai dit assez pour faire connoître le méritede Calandrini comme Mathématicien dans cettedécouverte : je veux encore le faire admirer detout le monde par fa modestie. Gabriel Cramerétoit à Paris ôc à l’Académie lorsque Cîairaut
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