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Tome troisieme.
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leur ressembler. Qui voudroit acheter leurgloire par l’envie qui les dévore, l’ambition quiles ronge , l’amour de la réputation qui les tue?On est fâché que ceux qui ont tant de moyenspour trouver la vérité en aient fi peu pour goûterle bonheur, & qu’ils ne soient pas suffisammentcontens par le sentiment qu’ils doivent éprouverd’avoir perfectionné leur aine , 8c fur - toutd'avoir contribué aux progrès de l’efprit- humain.

Fatio commença de bonne heure à donner despreuves de son génie & à faire voir futilité de sestravaux : dès l’âge de dix-sept ans il écrivit à Cas-fini une lettre qui renfermoit l'effai d’une théoriepour la recherche de la distance du soleil àla terre, avec une hypothèse pour expliquerl'aiineau de Saturne. Caílîui applaudit à ses idées,& se lia pour toujours avec lui. J’ai cette lettremodeste j j’ai aussi plusieurs lettres de Cassiuià Fatio, & j’y vois clairement, de même quepar celles de T Abbé Nicaiíè & de l’Abbé Cate-lan , que la religion de Fatio fut la feule raisonqui empêcha Colbert de lui donner en 1681une place dans l’Académie royale des Sciencesde Paris avec une pension : les François Catho-liques-Romains persécutoient alors avec barbarieles François Protestans. Au reste , quoique cestrois íàvans François eussent fait leurs effortspour vaincre les préjugés qui écartoient leur ami