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Tome troisieme.
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Genevois de l’Académic, comme je le vois dansleurs lettres, ils le sollicitèrent de fàire part híAcadémie de ses découvertes , qui lui seroienttoujours précieuses & utiles.

Burnet, qui vit Fatio à l'âge de vingt-deuxans dans son voyage de Suilse en 1685, parlede lui comme d’un homme qui devoir être missu premier rang entre les plus grands hommesdu liecle, & qui étoit né pour étendre la phi-losophie & les mathématiques au-delà des bornesoù elles étoient renfermées 5 il ne so trompa pasdans son augure.

Je vais rapporter quelques-unes des découver-tes de Fatio, telles qu’clles se sont présentées àmoi dans fes papiers que j’ai eu entre les mains.

Fatio s’étoit occupé de la dilatation de laprunelle & de son resserrement ; il avoit dé-montré -les fibres de l’uvée antérieure & de lachoroïde dans une lettre à M. Mariotte , du 13Avril 1684.

II avoit trouvé une maniéré de travailler lesverres des télescopes. Voyez Journal de LaRoque, Décembre 1684.

Fatio avoit cherché à mesurer la vitesse d’unvaisseau par le moyeu d’une machine qui devoitfaire connoître l’inclinaison d’un fil qui pendoitdans l’eau , parce que cette inclinaison doitcroître avec la vitesse.