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tîon de leurs contemporains : ils ne virent pasleurs ouvrages répandus par-tout en un instantcomme ils peuvent leíre aujourd’hui ; ils nepurent se flatter qu’on conserverait facilementleurs pensées à leurs deseendans, & qu’on pour-rait les reproduire toujours fans une grande dé-pense j mais, malgré cela, l’imprimerie neprolongera pas l’existence des Livres qui nepeuvent s’imprimer clans la mémoire.
Les ouvrages que le génie scelle cle son sceauseront toujours les seuls à qui l'immortalité ap-partient. L'imprimerie qui répand les Livres,les bibliothèques qui les conservent ne réserventpeut-être qu’une destinée plus honteuse à ceuxqui font condamnés à rester inutiles dans le coinpoudreux où on les place, & où la poussièrequi les couvre & les vers qui les rongent paisi-blement attestent l'inutilité dc leur existencepour l’instruction des hommes.
Je dirai d abord que tous les Livres qui sontle fruit d’une longue méditation, qui sontremplis d’idées solides, originales & fortementlices entr’elles , dont le style est clair , lesexpressions énergiques, l’ordre simple & na-turel j ajouterai - je qui ont un but utile? euun mot, tous les Livres qui seront, commeje 1 aidejà dit, fortement penses ík. éloquemmentécrits j ces Livres seuls ont des droits sûrs ù
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