i,4 HISTOIRE DE POLYBE,
corps de bataille , alla charger l’aîle gauche , & ordonna à Perdiccas d,’aller attaquer tnmême tems l’aîle droite. Ces deux ailes aiant été rompues du premier choc , fe retirèrentvers leurs éléphans , d la faveur defquels elles fie rallièrent. Le combat recommença avesplus de furie & beaucoup plus mêlée ; de forte que les ennemis ne commencèrent d plier &a fi retirer que vers la huitième heure du jour. C’efi ainst que Vécrit dans fis lettres ,conclut l’Auteur, le Général même qui donna la bataille , & qui la gagna. J’ai de lapeine à ajouter soi à cette lettre : sans doute qu 5 Alexandre se seroit un peu mieuxexpliqué; car il n’est pas vraisemblable que les ailes de Porus se sussent ralliées.fousles éléphans qui formoient une première ligne : comment l’auroient-elles pû , puis-qu’elles surent poussées en arriéré ? II falloit dire que les ailes se rallièrent derrièrele corps de bataille. Voici un fait qui n’est pas moins remarquable que les deuxpremiers, & qui fait voir combien les Généraux doivent être fur leurs gardes pours’empêcher d'être surpris.
Le Duc d’Albe aiant assiégé Mons en 1571. le Prince d’Orange, qui voioitl’importance de cette place , marcha à son secours ; mais aiant trouvé la circonvalîa-tion toute établie, & les Espagnols en bonne posture, il ne jugea pas à propos d'yuser ses troupes. Comme il craignoit d’être inquiété dans se retraite, il décampa à la faveur dela nuit. L’ Espagnol en étant averti, détache promptement deux cens fantassins d’élite,& huitcens chevaux, ceux-là revêtus de chemises blanches par-dessus leurs habits, pour se re-connoître. Au moment que l’ennemi étoit prêt à lever le camp , ces hommes dé-terminez s’y jettent tout au milieu , passent fur le corps des premières gardes , pé-nétrent & taillent en pièces tout ce qui s’assemble & ose leur tenir tête ; & avantque l’armée eût pû se reconnoître|, elle volt tout en feu. Le camp fut consumé avecd’autant plus de vitesse , que les butes des soldats étoient composées de branchages.Ce coup fait , & après avoir tué cinq cens hommes , le victorieux se retira tran-quillement. Si le Duc d’Albe eût marché avec une partie de son armée, où en é-toit le Prince d*Orange?
CHAPITRE VII.
Xantippe arrive à Carthage , son sentiment sur la défaite des Car -thaginois. Bataille de Tunis. Ordonnance des Carthaginois.Ordonnance des Romains. La bataille fe donne, & les Romainsla perdent. Réflexions fur cet événement. Xantippe retourne dansfa patrie. Nouveaux préparatifs de guerre.
D Ans ces conjonctures arrive à Carthage un de ces soldats merce-naires, qui avoient été envoiez en Gréce, conduisant une groslcrecrue, où il y avoit (V) un nomme Xantippe Lacédémonien, instruità la maniéré de son païs , & par conséquent fort versé dans le métier
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(a) Un nomme Xantippe Lacédémonien , ìnflrult versé au métier de la guerre. ] La maniéré dontìt la maniéré tle son pais , A par conséquent fort Caiàubon, & après lui le íieur du ïtyer, avoient
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