Band 
Tome IV.
Seite
XIII
JPEG-Download
 

PREFACE. xi ïj

& il y a peu d’Officiers d’infanterie qui ne puiífent en parler 8c en é-crire tout auíïï bien que les plus expérimentez : c’est avec raison qu’ondit en commun proverbe, qu’on ne íçauroít faire un fantassin médiocred’un bon cavalier ; au lieu qu’on fera toujours un bon cavalier d’unmauvais fantassin. Chacun sçait combien le fameux George Baíla , undes grands Guerriers de son siécle , étoit exercé dans la cavalerie. IIétoit Commissure général de la cavalerie d’Efpagne en 1580, tk vivoitdu tems d’Henri IV. II a fait deux Ouvrages fur la guerre. On im-prima son Maejlro di Campo generale en 1606 , 8c son Governo déliaCavalleria leggiera en 1612. Ces deux Ouvrages furent d'abord tra-duits en François , 8c le dernier tout aussitôt attaqué 8c renverséde fond en comble par Jacques Walhaufen , célébré Officier d’in-fanterie.

Le célébré Auteur Espagnol des Reflexiones militares , qui est unie Ac-cours de science de la guerre , a traité de la cavalerie aussi bien qu’au- fffflcun Ecrivain ait jamais fait, 8c cependant il a toujours servi dans l’in- crL ,fanterie.

L’Auteur anonyme des Réflexions fur le I. & le II Tome dessus.Commentaires de Tolybe , & fur mon Livre de la nouvelle c Décou- tcnti * irtverte , comme il l’appelle , accusera-t-d Walhausen de témérité , d’a-^^ e .voir attaqué George Basta ? II s’en rendroit coupable lui-même de le solfions.trouver étrange ; puifqu’il a si bien réussi dans fa Critique , que l’autrene put jamais y répondre. En seroit-ce une à moi de lui faire un petitreproche, sans pourtant rien rabattre de l’estime que je fais de lui,à l’égard de fa Critique , où il paroît qu’il n’a pas lû mes NouvellesDécouvertes fur la Guerre , 8c les deux premiers Volumes de monCommentaire fur Polybe , avec toute l’attention que la chose le méri-toit ? Cependant il en faut beaucoup lorsqu’on s’embarque dans uneCritique , 8c fur tout lorsqu’on a affaire à un Auteur autant assuré deson fait que je crois l’être. Je ne doute nullement de la capacité ni deInexpérience de l’Anonyme en fait de cavalerie; mais j’aurois souhaitéque dans l’Arucle où il prétend que je n’y entens rien , il eût fait pa-roisse un peu moins de partialité. II ne cite de mon Ouvrage que deuxmots inutiles, 8c ç’en est assez pour m’accufer de n’avoir pas aísez mé-nagé mes expressions à l’égard d’un Corps aussi respectable que la cava-lerie. J’en ai toujours fait un très-grand cas, 8c j’en reconnois futilitéautant qu'homme du monde. S’il eût été plus exact, il auroit cité toutle passage 8c la page où il se trouve. Cela eût été dans les réglés , 8cje n’aurois pas eu occasion de me plaindre. Pourquoi mettre en mau-vaise humeur contre moi toute la cavalerie du monde ? Pourquoi faire Réflbxentendre même que j’en ai quelqu’une en vûe? f ai fait , dit-il, difle- sur le*’rentes remarques que je propose aux Officiers de cavalerie , pour au-'pflffgmenter en mieux le f savoir & l'expérience. II dit là-deslus que si j’en be,ch, y ~íLVoisfait autant , ma tlurae auroit été ùlus circonfpecle en écrivant H-p-su,

* G

$

fur