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Tome V.
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31 6 HISTOIRE DE POLYBE,

& de grandes récompenses pour l’avenir, s'il s vouloient de bon gré luten ouvrir les portes. Mais ses offres ne furent point écoutées. LesOfficiers subalternes aiant été plus traitables, Antiochus disposa son ar-mée comme pour attaquer la ville du côté de la mer par une ilote, &du côté de la terre par les troupes du camp. II partagea son armée entrois corps, 8c après les avoir animez à bien faire, leur avoir promisde grandes gratifications & des couronnes, tant aux Officiers qu’auxsimples soldats qui se signaleroient, il posta Zeuxis du côté de la por-te qui conduit à Antioche-, Hermogéne proche le Temple de Castor& de Pollux ; Ardye & Diognéte furent chargez de l’attaque du porc& du fauxbourg, par ce que Ja convention faite entre 'les Officiers su-balternes & Antiochus portoit qu’on feroic entrer ce Prince dans la ville,dès qu’il auroit emporté le fauxbourg. Le signal donné, on attaquade tous les cotez vigoureusement j mais la plus vive attaque fut du cô-té d’Ardye Sc de Diognéte, parce qu’aux autres cotez il falloit gravir&c combattre en même tems pour aller à l'escalade; au lieu que du cô-té du port & du fauxbourg on pouvoit fans risque porter, dresser &appliquer les échelles. Les troupes de mer escaladèrent donc le portavec vigueur, & Ardye le fauxbourg. Comme le péril étoit égal detoutes parts, & que les assiégez ne purent venir au secoursd’aucunen-droit, le fauxbourg fut bientôt emporté. Ceux qu’Antiochus avoitmisdans lès intérêts courent aussitôt à Léontius qui commandoit, & lepreíîènt de dépêcher vers le Roi, & de faire la paix avec lui avantqu’il prenne la ville d’aíîàut. Léontius, qui ne íçavoit pas que ceux-ci euslènt été corrompus, épouvanté de la fraieur où il les voioit, en-vola au Roi, pour tirer de lui des asiùrances qu’il ne seroit fait de pei-ne à aucun de ceux qui étoient dans la ville. Le Roi promit pleinefureté aux personnes libres, & il y en avoit environ six mille. Quandil fut entré dans la ville, non seulement il ne fit aucun tort aux libres,mais il rappella tous les exilez, permit à la ville de se gouverner selonses loix, & rendit à chacun ses biens. II mit aussi garnison dans le port& dans la citadelle.

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