LIVRE V. CHAP. XV. 5 x 7
tiost d’Antiochus, Sc prétendirent que Ptolémée fils de Lagus s’étoitjoint à Séleucus pour aider celui-ci à se rendre maître de toute l’Asie >mais que c’étoit à condition que la Cœleíyrie Sc la Phénicie sero-ient à Ptolémée. On disputa longtems fur ces points de part & d’au-tre dans les conférences, Sc l'on ne concluoie rien; parce que, leschoses se traitant par amis communs, il n’y avoit personne qui pûtmodérer la chaleur avec laquelle un parti tâchoit de faire son avan-tage au préjudice de l’autre. Ce qui leur causoit le plus d’embar-ras, c'étoit l’affaire d’Achée. Ptolémée auroít bien voulu le compren-dre dans le Traité-, mais Antiochus ne pouvoit souffrir qu’on en fitmention ; il regardoit comme une chose indigne , que Ptolémée serendît le protecteur d’un rébelle Sc osât seulement en parler.
Pendant cette contestation, où chacun se défendit du mieux qu’ilput sans rien décider, le Printems arrive Sc Antiochus assemble sestroupes, menaçant d’attaquer par mer Sc par terre 8c de subjuguer lereste de la Cœlesyrie. Ptolémée de son côté fit Nicolas Généralissi-me de ses armées, amasse des vivres en abondance proche de Gaza,Sc mit en mouvement deux armées, une fur terre Sc une fur mer. Ni-colas plein de confiance se met à la tête de la première, soutenu del’Amiral Périgéne, à qui Ptolémée avoit donné le commandement dela seconde. Cette dernière étoit composée de trente vaisseaux pontezSc de plus de quatre cens vaisseaux de charge. Le Général, Etoliende naissance, étoit un homme expérimenté Sc courageux, qui ne cé-dois en rien aux autres Officiers de Ptolémée. Une partie de sestroupes s’empara des détroits de Platane, pendant que l’autre, où ilétoit en personne, se jetta dans la ville de Porphyréon pour fermerpar là , avec le secours de l’armée navale , l’entrée du pais à An-tiochus.
Celui-ci vint d’abord (a) à Marathe, où les Aradiens le vinrenttrouver pour lui oflrir leur alliance. Non seulement il accepta leursoffres, mais appaifa encore une contestation qui divisoít depuis qùel-que tems les Aradiens insulaires de ceux qui habitoient la terre fer-me. De là entrant dans la Syrie par le promontoire appelle Face-Dieu , il prit Botrys, brûla Trière Sc Calame, Sc vint à Béryte. IIenvoia d’ici Nicarque 8c Théodore devant, pour occuper les défilezqui font proche du Lyque. Ensuite il alla camper proche la rivièrede Damure, suivi de près par mer de son armée navale que comman-doit l'Amiral Diognéte. Aiant pris là Théodore , Nicarque Sc sesarmez à la lé°ére, il marcha vers les défilez où Nicolas s’étoit déjalogé, Sc après avoir reconnu la situation des lieux, il se retira dans
son
(a) Celui-ci vint d' bord a Marathe... prit Bo■ es placer, puisyi’elles se trouvent sur la marche-tr y s > brûla Trière A Çilame.'] Ces villes ne se de l’aimée d'Antiochus.trouvent point dans Cellarius. II est tiès^aiíé de