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Tome V.
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LIVRE V. CHAP. XVII

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de suivre ’ & à chercher son salut dans la retraite. II avoit M ■ k é ] ìle courage trop grand pour ne pas trouver des ressources dm t 1 1 re ^

crcmitíz. u rrotivM sous fa main une brigade encore eu entier ,77 CX ~

peu plus fufçepribies de honte ,„e te autre! q ui fenfuîoien, UhfraÈ î 7eso7rance de rétablir une affatre qu on tenoit pour désespérée, sondé sur ce njif v £que le victorieux, âpres une victoire qu d croioit assurée, émit dans un aussi a „ídésordre que le vaincu. Sur certe oblervation, autant à h r -ct ,

diocre que des plus grands & des plus rafinez secondé de David Lesté, Oiïïàvdlréputation, il marche terre & en bon ordre à 1 ennemi, qui n > en vr -tombe sur ceux qui méritât encore quelque respect, pour n’avoj^ph^nen de ra’pable de lm faire tête , les charge encore tout étonnez d’une chose à laon e ll P iiës’attendoient si peu, qu’d les mec à leur tour en fuite. Tout fit joug après celale bagage, le canon , le champ de bataille & l'honneur , tout demeura à fauteur’dune action si mémorable. On me demandera peut-être ou étoit le Prìn-e Ro-bert? L Historien répondra que ce Prince „ aianr suivi trop loin les fuiards à son« ordinaire, trouva a son retour la victoire entre les mains de s es ennemis " opeut bien juger que comme Antiochus, il ne s’attribua pas la faute de cette disgrâ-ce; mais il exhala son chagrin contre le Comte de Newcastle & contre Hurry ^ Scleur dit tant de choses désagréables . que f un & f autre quittèrent la partie ' '

Les plus sages à la guerre sont ceux qui sçavent profiter de leurs propres fautes,& quis’en corrigent tout au plutôt, vû qu'elles sont toutes capitales, & qu’il n’enfut jamais de petites ; mais quel nom peut-on donner à ceux, q U i connoiíïant parune triste expérience l'importance de ces sautes & les malheurs où elles nous nrécipuent , ne S en corrigent pas pour cela & tombent ensuite d'une première dans uneseconde, & de la dans une troisième; & ces deux-ci, deux fidèles copies de la pre-mière? Le Prince Robert est peut-être le seul au monde qui ait eu le imlheur denous fournir un exemple d’une si grande rareté : car ce qui la rend plus recom-mandable, c’est qu’il ait pû dans f espace d’une campagne, & des fouverture de lasuivante, tomber trois fois dans les mêmes fautes. Cela tient presque d.i pmd S -& n’est que trop vrai en effet. Comme ce qui est arrivé peur tins doute arriverencore, je vais rapporter le troisième,qui joint aux deux premiers fut la cause desmalheurs inouïs de Charles I.

La bataille de Naezby se donna la campagne suivante de Tannée 164-;. Charless’y trouva en personne. Ce Prince impatient de combattre, marcha aux rebellesfans attendre Goring, qui le venoit joindre, il les trouva en bataille dans la plainede Naezby. „ Fairfax commando!t au milieu (a ), Cromwel l’aile droite, Ireton„ la gauche. Le Roi aiant pns le terrain nécessaire pour ranger son armée en ba-„ taille, mit les deux Palatins fur la droite à la tête d’un corps de cavalerie le„ Chevalier Langdall à la gauche pour en commander un second. Lind/ey & Asth-,, ley condui soient f infanterie du côté des Princes: Barde & Listey la comman-,, dotent du cote de Langdall, le Roi voulut être au milieu. Le signal donné,

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(a) Rthfifx commmàotì le milieu.) L’Histoire du Père d’Orléans est trop belle pour ne pas mé-riter qu’on la relève dans les endroits où il n’écrit point dans Pexactitude militaire. On dit lorf-qu'il s’agit d’Officîers Généraux, un tel avoit le centre ou commandoit au centre, & non le 'Ilieu. Lorsqu’on dit un tel commandoit la droite,cela veut dire toute une aile de cavalerie, & nonpas un corps. On ne dit pas non plus tels 8c tels conduisoient l'infanterie , mais tels & ' teis enavoient la droite, tels la gauche, 8c tel le centre. Au reste une déroute est une fuite manifeste.

II falloir dire, yn la vit rompue, peu après dans une totale confusion Sc bientôt cn fuite. *

Tom. V. Bbb