LIVRE V. CHAP. XVII. ,s 7
lès colonnes (8) , qu e je mets aux deux pointes des ailes, & à tpIIpc d P -
<P> D», ce, ordre débordé ,°ilo° foi,, „„
tni se repliera autant qu il lui p a,ra. puisque cet ordre, peu différent des autres oue1 al d °nnez pour les plaines , n exige pas d’attendre l’ennemi, mais de m , a
i lDi f /Vn T ll,e ; & le “ r r f” ''"---à &
bout du fusil, & on le joint avec d’autant plus d’ordre & de nromrifndeco,p, ne flotte à cause de k profondeur de, corps & pa t conséquent de 1™? peu™font, outre que le choc est plu, pesant & plu, v,f, que si Vient à perces com!me st est impoibble que cela n arrive, tout ce qui outrepasse les aîl es n J\ n J 'tier qu’il soit, ne réparera pas le mal. ' q £ ^ en en '
Un mouvement fait à quelqu’une des ailes de 1a première ligne, est la chosemonde la plus dangereuse & la plus délicate, lorsque c’est en présence de l’ennemi. Laplus grand nomme parmi les Anciens en ce £enre-Iì 5 , a+á c - r< ' , .
Se, Grecs, fan, donre plu, grand, Tacticien? & p fo hSfe 'g°m pà?.' te.que le, Romains. La mantére de nous ranger au^nrdfon, e7"p,"°fooâ fo"77manœuvres ruiees, car la premiere ligne couvrant la seconde, celle-ci peut s’ "t H Tses ailes, en marchant par son flanc d’abord, ensuite en avant pour foi mer un crochetpar une conversion; mais il faut d’excellentes troupes pour ces sortes de mouvemem& des Chefs intelligens ; outre qu’il faut qu'ils soient faits avec toute lapromtitude & la rapidité possible, & qu'on prenne bien son tems. Celui du Ma-réchal de Luxembourg à Fleuras est d’un grand Capitaine. II vaut mieux lors-qu on est le plus toible fortifier extrêmement la première ligne, & refuser le centre &
, 7 CUl !I ' , pendant T e ks aîles avancent ’ q^on fortifie le plus. Alors on partaneJa seconde ligne en deux corps vers i es aîles , & ce sont deux qu P ld f
vent s étendre en partie a droit & à gauche pour envelopper l’ennemi avec toutela vigueur possible: car si les ailes sont une fois battues, le centre ne tiendra vasLes mouvemens qu’on peut faire aux aîles ne sont pas si difficiles que ceux d „ncentre; mais ceux-ci pour être moins communs & plus sçavans, sont aussi plus capa-bles de tromper 1 ennemi. Vegece dit dans ses régies générales, qu’une armée aguer-rie & disciplinée doit engager le combat par ses aîles. Qn babet exercitMifimosmili-tes, m utroque cornu pâmer pmlium débet incipere. Ce terme d ’excrcitatifimos esttrès-bien là , car il n’y a pas peu de difficulté d’attaquer par les aîles, parce qu’il estordinaire d’y porter tout ce qu’on a de meilleur ; ce qui fait qu’on y trouve plus derésistance, & rarement y emploie-t-on le stratagème ,& c’est là pourtant ou l’on peut
h mieux ruser. s * ut
Un Général hardi & entreprenant ne s’embarasse guéres du nombre de fes ennemis*lorsqu’il peut suppléer à sa foiblesse par l’excellence de son ordre de bataille : c’étoitenquoi excelloient les Machabées contre de puissantes armées. Leur méthode ordinaireetoit de se ranger fur deux, trois ou quatre corps & fur une profondeur extraordinai-re. J ai donne cette méthode, que j approuve fort, dans les Tomes precédens, oùje renvoie le Lecteur; St pour peu qu’on l’examine, on sera peut-être de mon avis,soríqu’on supposera un Général habile ù la tête des soldats intrépides & audacieux. LesMachabées avoient cet avantage-là; mais il servirait de peu dans un Général malhabi-le, k les Machabées étoient^ très-grands Capitaines, le père comme les enfans. H savoient été dressez dans les mêmes principes de tactique, & s’en trouvèrent très-bienUn Général qui fçait son métier, sent bien que pour remporter la victoire il importepeu que le combat s’étende fur toute la ligne, un centre percé en décide presque tou-jours; mais lorsqu’on pénétre & qu’on ouvre celui-ci à pur & à plein, & qu’on enfau autant aux ailes, tout est perdu. Ce que foi soient les Machabées, & selon le
C c c z nom-