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Tome V.
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L I V R E V. CHAP. XVIII. 3?J

reçoivent fi peu. Peut-être que ces Rois, -près défi vrands exem-ples de générosité, auront honte de faire tant valoir qJttre ou cZtalens qu’.Is auront donnez, & d’exiget des Grecs, pour un si livreprésents autant de reconnotssance & d'honneur, qu’on en acœrdÇfta leurs prédécesseurs Peut-être ausli que les villes, niant devant ksyeux les dons immenses qu'on leur Mbit autrefois „ c sl.W pasjusqu a rendre, pour des hbéralitezfi méprisables,des honneurs ouine sont dus qu aux plus grandes, & qu’en n’accordant à chacun quece qutl mente, elles feront voir que les Grecs supérieurs aux autresnattons, fçayent donner a chaque chose son juste prix. Reprenonsmaintenant la guerre des Alliez où nous l’avons quittée. V

on trouvera. comme je lai dit plus haut, que On se souviendra des douze villes donsleurs presens égaient a proportion ceux des plus Tacite,qui furent renversées par un tremblemenrgrands Rois de l’Asie: je parle ici des Princes de terre fous le Coniùlat de Caius Célius & deles p us genereux, gc non des avares, qui ne me- Lucius Pomponius. Sardes reçut aussi beaucoupfuient pas leurs dons a leur puislânee. Je fuis de soulagement par la libéralité de Tibère : maispersuade, par exemple,que les Rois de Pologne quelle fut cette libéralité ? Car enfin c’étoit une& de Portugal, en donnant moins qu’un Cyrus, des villes les plus considérables de l’Empire Cequ un Alexandre & qu’un Antiochus, n’ont pas pendant Tibère ne lui donna que dix millions Te

sesterces, qui faifoient la somme de deux cens

fondé dans ce qu i! dit de Empereur xiL pro^rlfon CUS ’ ^ les autres forent souk-

qu'il étoit libéral, mais sévère dans Tes libérais- ne somme fi m°diqu^compafo7aux°force7'd'untez.car il ayoit cette grande qualitéd'etre extre- Empereur, est plutôt une marque de son avaricernement défiant a 1 égard des grâces qu on lui que de fa générosité, & tous les dons & les orédemandoit. 11 naccordoit qu âpres de fortes sens quil a faits, & les récompenses nu'il aac'preuves que ce qu on lui demandoit etoit juste , cordées pendant le cours d’un régne si malheu"& qu on s en etoit rendu digne par des services reux Lest tyrannique sont à peu près de k mêmereels 8c non extorquez par 1 artifice & par le men- force. ’ f P aeiameme

songe. Belle leçon pour les Princes & pour leurs Rhodes n'étoit point soumise ni tributaire d’auMinistres. II ny a rien de si aise que de l'ap- cun des Princes qui la soulagèrent dans son in-prendre , 8í encore plus aile de la pratiquer, fortune d’une maniéré si noble & si généreuselorsqu’il nous plaît de l’approfondir 8c de n’être n’avoit pas même eflìsié de si grandes maux & de'point la dupe de Impudence & de la surprise, si grandes pertes que les villes dont parle TaciteII est certain que Tibère mesora rarement ses Rhodes étoit une République qui íe gouvei noie

presens 8c ses largesses a fi puissance à à fo par P m pres loix , V t&-dìgn e sou?Ì-

grandeur de son Empire 8c de ses trésors: car gee par la vertu Sc la valeur de íel peuples nètRome avoir iongtems ete dans le repos d’unc exercez dans les combats de mer Elle se conpaix profonde jusqu’à a mort d’Auguste 8c sous serva Iongtems pure à l'égard du courage 8c de kle régné de Tibère, 8c les guerres avoient été peu hardiesse de ses habitans f c’étosent les plus braconsidérables pendant: la vie de celui-ci ; 8c l’autre ves 8c les plus habiles marins de l’antiquité.âpres s etre empare de la République, k main- 11s n’avoient pas dégénéré du tems de César, quitint exemte de troublés, sens penser a de nou- en parle avec éloge dans ses Commentaires. Leursvelles conquêtes, 8c laisla i Empire florissant.Son navires etoient dans les flottes Romaines ce crn’ilsuccesseur se fit une espèce de religion de laisser y avoit de meilleur, de plus estimé 8c de plusreles choses dans l’etat où elles etoient. L’épar- doutable. La conservation de cette Républiquegne se trouvant remplie , il l’augmenta encore étoit en grande recommandation , & cela a étépar son économie; de sorte qu’il étoit en état de de tout tems, comme il paroît dans l’Histoiredonner beaucoup sens passer même pour libéral, L'on peut dire que jamais République ne re tles richesses de l'Empire etoient au-dessus detou- de si grands présens, 8c ne fut soulagée dans sestes celles des plus grands Monarques qui eu fient malheurs avec tant de magnanimité 8c de n agni-jamais régné, 8c cependant ses présens n’ont ja- ficence que celle-là : car tous ceux qui foien en-mais approché de ceux q ue ses Rois de l'Alìe volèrent, dit Polybe, sembloient lui être obligezdonnèrent aux Rhodiens. qu’elle les reçut. &

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