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'ACCUEIL que le Publie a fait aux Volumesprécédens de mon Commentaire íur Polybe en Fran-ce comme dans les Pais étrangers , & l’empreflè-ment qu’rl a fait paroître pour les autres , qu’ilcroioit devoir les suivre ', est une marque d’estimebien honorable & bien flatteuse pour moi. Aprèscela je puis me consoler des chagrins & des affaires qu’une foule deCritiques ont taché de me susciter, & m’embarasser peu des Ecrits im-primez & des Libelles diffamatoires qu’ils ont répandus contre moi. Sije m’en fuis plaint dans ma Préface du Volume précédent, c’est que jene vois rien de moins digne des gens de guerre, dont la grande pas-sion devroit être une noble émulation d egaler ou de surpasser le mérite& la gloire des grands hommes, ou de ceux qui travaillent à le deve-nir par leurs actions ou par leurs écrits ; mais de travailler à leur per-te , parce que leur réputation nous incommode & nous fait sentir lesmorsures de l’envie, c’est une des plus honteuses passions qu’on puissejamais concevoir; qu’en ont-ils retiré? Bien loin de me nuire, ils ontaugmenté ma gloire, & se font couverts de honte & de confusion.Un honnête homme qui se trouve malheureusement atteint d'une pas-sion si honteuse & si rongeante, feroit beaucoup mieux de s’en sou-lager sur le sujet qui la cause, que d’emploier dès moiens qui le dés-honorent. Quoiqu’il en soit , toutes ces attaques n’ont servi de rienpour leur guérison, & ne m'ont pas donné lieu de me plaindre de lapeine que j’ai prise. J’ose me flatter que depuis les Anciens il n’avoitparu fur la guerre aucun Ouvrage si étendu», si utile, & où les prin-cipes de cette grande science fussent plus clairement expliquez St plussolidement démontrez. Le témoignage que je me rends id, je le tired'Ouvrages imprimez & des Lettres que j’ai reçues des plus habilesGuerriers de l’Europe.
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