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Tome VI.
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XVI
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PREFACE.

XVj

& de se ranger, renfermoient une Dissertation considérable. C’est ccqui m’a le plus coûté. Car l'endroit du sixième Livre de mon Au-teur, où il avoit traité ces trois fçavantes parties de Part, ne s’y trou-vent plus. Je m’éronne que Casaubon n’ait pas remarqué dans fa ver-sion Latine , qu’il y avoit une lacune considérable dans le texte Grec,où ces belles matières étoient .traitées. Quelle perte ! on ne peut tropla regretter.

Je Pavouerai franchement, j’avois fait mes délices de ce qui me ref.toit encore à donner au Public pour finir glorieusement un si grandOuvrage. Tout me rioit, & tout rit lorsque les matières deviennenttoujours plus riches & plus abondantes pour l’instruction des gens deguerre, comme pour Pamuíement des hommes de Lettresoutre quece que je traitois étoit le plus à la portée de mon esprit &c de mesconnoisiances. Car je finiílois par les parties de la guerre que j'ai lesplus pratiquées ou vû pratiquer, & pour lesquelles je me sentois plusde naturel.

J'ai regret, je le répété encore, d’être réduit à abandonner un Ou-urage si répandu dans toute l’Europe , & qu’il paraît que le Publicn’a pas désapprouvé. II íè peut faire que cet accueil ne soit dû qu’auxnouveautez qui s’y trouvent. Car les nouveautez littéraires jointes ala découverte de ce qui nous a été caché jusques ici de la milice desAnciens, leurs principes & leur méthode dans la discipline militaire Scdans toutes les parties qui embrasent la science des armes, ne m’ontattiré ni suscité aucune affaire, ni d’envieux parmi les gens de Lettres.J'appelle ainsi , non ceux qui raisonnent de tout à tort & à travers ,mais ceux que la raison & le bon sens guident dans tous leurs discours:non ceux qui interprètent témérairement les intentions d’un Auteur oului en prêtent de mauvaises ; mais ceux qui se font un devoir de pren-dre fidèlement ses pensées & d’expliquer favorablement celles qui, pri-ses dans un sens forcé, pourraient lui faire tort: non ceux qui fur despassages ou tronquez ou tirez de leur place naturelle forment des accu-sations atroces j mais ceux qui représentent de bonne foi le plan & ledessein d’un Ecrivain. Or mon dessein n’a jamais été d'offenser quique ce soit, & cette redoutable sincérité dont on m’accuse, & dont jemè fais gloire, ne fçauroit m’être imputée comme un défaut, si l’onme lit avec équité. Rien ne m’empêchoit de couvrir mes conceptionsfous des nuages épais, d’entortiller mes paroles & mes allusions, .&d’échapper par une obscurité affectée à toute la pénétration de mesCenseurs. Personne ne m’a accuse d’avoir emploié ces figures énigma-tiques, ces fortes de tromperies ne font pas dignes d’un honnête hom-me. Je n’ai avancé que ce qu’il est permis de dire, ce n’est pointvouloir offenser que de rapporter les fautes de quelques-uns. Les plusgrands hommes y font sujets, même dans leurs desseins les mieux con-

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